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Scan 190
Biographie universelle des musiciens et bibliographie génèrale de la musique, 1860
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1RANDHARTINGER — RAOUL DE BEAUVES
3instruction dans les éléments de la musique. Sa belle voix le fit admettre à l’âge de dix ans dans l’institution de Vienne appelée Staats-Convict, et dans les trois dernières années qu’il y passa, il reçut de Salieri des leçons de chant et de composition. En 1832, il entra comme ténor à la chapelle impériale; en 1844, il en devint le second maître de chapelle. En 1840, il avait été nommé chef d’orchestre du théâtre de la porte de Carinthie. On a quelques compositions de cet artiste pour le piano, et beaucoup de Lieder. Randhartinger a écrit aussi des symphonies, des morceaux de concert pour divers instruments, et l’opéra intitulé König Enos. En 1843, il a fait exécuter une messe solennelle de sa composition, avec orchestre, à l’église Saint-Étienne de Vienne.
5RANGO (CONRAD-TIBSUN), professeur de théologie à Greifswalde, surintendant général de la Poméranie antérieure et de l’île de Rugen, naquit à Colberg, en Poméranie, le 9 août 1639. Il mit une préface au livre choral de Jean Krüger, publié à Stettin en 1675. Ce morceau a été réimprimé à la suite d’une lettre du même auteur sur la musique des cantiques anciens et nouveaux, intitulée : Senschreiben von der Musica, alten und neuen Liedern, Greifswalde, 1694, in-4°.
7RANGONI (JEAN-BAPTISTE), littérateur italien et amateur de musique, a publié un opuscule concernant le style en musique et le caractère du talent des trois violonistes célèbres Nardini, Lolli et Pugnani. Cet écrit a pour titre : Saggio sul gusto della musica, col carattere de’ tre celebri suonatori di violino Nardini, Lolli e Pugnani, Livourne, 1790, in-8°. Il y a une deuxième édition de cet écrit, avec le titre français : Essai sur le goût de la musique, avec le caractère des trois célèbres joueurs de violon Nardini, Lolli et Pugnani, Livourne, Tommaso Masii, in-8° de 71 et 91 pages. L’ouvrage est en français et en italien.
9RANGOUSE (JEAN), conseiller au parlement de Toulouse, naquit dans cette ville en 1534. Poète et musicien, il écrivit un grand nombre de ballades, de chants royaux, de chansons et de pastourelles, et en composa les airs, qu’on a chantés longtemps. Remi Belleau lui fournissait des paroles. Dans un voyage que Rangouse fit à Paris, il se lia avec Ronsard, qui l’engagea à mettre en musique ses poésies galantes, et le musicien gascon s’acquitta de cette tâche avec succès. L’amour vint rompre l’amitié qui les unissait. On sait que Ronsard avait choisi Hélène de Sugères, fille d’honneur de la reine, pour la dame de ses vers; Rangouse, devenu amoureux de cette dame, lui proposa un mariage secret et fut favorablement écouté; mais Ronsard, averti du coup qui le menaçait, proposa à son rival un combat que celui-ci n’accepta pas. Le magistrat musicien se retira dans sa province et y mourut en 1569, à l’âge de trente-cinq ans. À l’aurore de la révolution de 1789, on voyait encore son tombeau dans le cloître de Saint-Saturnin.
11RANISCH (CHRISTOPHE), né à Dresde en 1595, fut premier organiste de la cour de Georges Ier, électeur de Saxe. Après avoir beaucoup voyagé, il s’arrêta à Stockheim, où la place d’organiste lui fut donnée. Il y mourut à l’âge de quarante-deux ans, en 1638. Ranisch était considéré comme un des plus grands organistes et clavecinistes de son-temps.
13RANS (NICOLAS DE); Voyez NICOLAS DE RANS.
15RANTZIUS (MELCHIOR), compositeur, né en Silésie vers 1570, a publié les ouvrages suivants : 1° Musikalische Bergreigen in Contrapunto colorata, da der Tenor intoniert, mit vier Stimmen (Mines musicales en contrepoint fleuri à quatre voix sur le chant du ténor); Nuremberg, 1602, in-4° — 2° Farrago oder Vermischung allerley Lieder da eine Stimme der andern allzeit respondirt mit 6 Stimmen, ibid., 1602, in-4°.
17RAOUL DE LAON, frère du célèbre Anselme, qui enseignait avec éclat à Laon, vers le milieu du onzième siècle, fut lui-même un savant professeur dans les sciences et dans les lettres, bien qu’Abailard le traite assez mal dans une de ses épîtres. Raoul a laissé un traité de semitonia, dont le manuscrit existait autrefois dans la bibliothèque du couvent de Saint-Victor, à Paris, sous le n° 758, et se trouve aujourd’hui à la Bibliothèque impériale de cette ville, n° 534 du supplément latin. Les auteurs de l’Histoire littéraire de la France disent (t. 7, p. 143) que l’ouvrage de Raoul de Laon, ainsi que celui de Theotger, évêque de Metz, traitent du demi-ton, qui est comme l’âme du chant, et en forme les différences suivant sa situation. Ce passage donne lieu à deux remarques assez curieuses : la première, que le traité de musique de Theotger (V. ce nom) n’a pas le demi-ton pour objet; l’autre, que La Borde ayant copié ce passage, une faute d’impression a fait mettre dans son livre l’âme du chant au lieu de l’âme du chant; et sans être arrêtés par le non-sens de cette phrase, Gerber, Forkel, Choron et Fayolle, Lichtenthal, M. Becker et tous les autres compilateurs l’ont copiée.
19RAOUL DE BEAUVES, trouvère, était ainsi nommé parce qu’il naquit à Beauvais, au
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