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Scan 268
Biographie universelle des musiciens et bibliographie génèrale de la musique, 1860
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1bert, est né à Berlin le 20 décembre 1837. Son premier maître de piano a été Steiffensand, puis il est devenu élève de Th. Kullack, et C. Boehmer lui a enseigné l'harmonie. Ses premières œuvres, qui consistent en un trio pour piano, violon et violoncelle, et une sonate pour piano et violon, ont été écrites à l'âge de dix-huit ans. On connaît aussi de lui 4 Lieder à voix seule et piano, op. 2; Berlin, Trautwein (Bahn), 1856. Le jeune artiste a fait, en 1858, un voyage à Londres, pour s'y faire connaître comme virtuose; mais dans cette ville où abondent les pianistes les plus habiles, il a été peu remarqué.
3RIESECHACK (JEAN-JACQUES), facteur d'orgues à Neisse, dans la première moitié du dix-huitième siècle, a construit dans l'église de la Sainte-Croix, à Breslau, un instrument de vingt-six jeux, et à Frankenstein, en 1730, un orgue de vingt-cinq registres.
5RIESE (JEAN-HENRI), valet de chambre du roi de Danemark, vers le milieu du dix-huitième siècle, mourut à Copenhague le 26 mars 1808, dans un âge avancé. On a de lui un traité du tempérament musical, sous ce titre: Arithmetische und geometrische Vergleichung, oder eine Linie, welche, wenn sie in arithmetische Theile getheilt wird, gibt auf einer andern Linie geometrische Proportion (Comparaison arithmétique et géométrique, ou ligne qui, distribuée en parties arithmétiques, donne sur une autre ligne les proportions géométriques), Copenhague, 1759, in-4°.
7RIESE (HÉLÈNE), née d'une famille honorable à Berlin, vers 1796, reçut de la nature l'organisation la plus heureuse pour la musique. Lauska (voyez ce nom) fut son maître de piano. Elle était âgée d'environ treize ans lorsqu'elle joua pour la première fois en public dans un concert donné à Berlin le 27 avril 1809: elle y excita beaucoup d'intérêt par le sentiment distingué de son exécution. Deux ans après, elle se fit entendre de nouveau dans la même ville, et y obtint un brillant succès. Déjà son talent avait pris un caractère sérieux et grandiose dont les connaisseurs furent frappés. A la même époque elle publia ses premières compositions, où se révélait, plus encore que dans son exécution, la puissance de son sentiment musical. La sonate pour piano seul, op. 1 (Berlin, Schlesinger), n'était qu'un essai dont le style était évidemment inspiré par les sonates de Mozart; mais dans la seconde, dont le premier morceau est un allegro maestoso, un génie original et le caractère de la grandeur se manifestent d'une manière remarquable. Rochlitz a donné une analyse poétique et pleine d'enthousiasme de cet ouvrage dans la 13e année de la Gazette générale de Musique de Leipsick (1811, p. 573-576). L'auteur était alors dans sa quinzième année. Son talent grandit encore dans la grande sonate, op. 3, qui parut chez le même éditeur en 1812. Dans l'année suivante, Mlle Riese épousa un certain M. Liebmann, qui l'emmena à Vienne, où elle publia ses grandes sonates, œuvres 4 et 5, ainsi que des variations sur différents thèmes. En 1816, elle fit paraître chez Schlesinger, à Berlin, sa sonate pour piano avec violon, op. 9, et à la fin de la même année parurent chez Peters, à Leipsick, les grands trios de Mme Liebmann, pour piano, violon et violoncelle, œuvres 11 et 12. Dans le compte rendu de ces deux ouvrages, on voit que la position de leur auteur était celle d'amateur dont le talent d'exécution était aussi brillant que celui du compositeur était remarquable. Rien n'indique où cette dame habitait alors: peut-être était-ce à Magdebourg, où il y avait en 1825 un amateur violoniste appelé Liebmann. Quoi qu'il en soit, un quatuor pour piano, violon, alto et basse, op. 13, une sonate pour piano et violon, op. 14, une sonate pour piano seul, op. 15, et une fantaisie pour le même instrument, op. 16, sont les dernières productions de Mme Liebmann. Elles furent publiées dans les années 1818 et 1819, après quoi le nom de cette femme extraordinaire disparut du monde musical. Il y a lieu de croire que celle qui le portait cessa de vivre vers la même époque. De tous ses ouvrages, je ne connais que la grande sonate œuvre 5, et le quatuor œuvre 13; mais quand je les entendis, ils me frappèrent comme des œuvres de maître.
9RIETZ (JULES), compositeur et maître de chapelle du roi de Saxe, est né à Berlin le 28 décembre 1812. Fils et frère de deux membres de la chapelle royale, il commença l'étude de la musique dès ses premières années. A l'âge de huit ans, il jouait déjà du violoncelle; à douze, il était d'une habileté remarquable sur cet instrument. Zelter (voyez ce nom) le prit alors sous sa protection et lui fit faire de bonnes études d'harmonie et de composition. La mort du père, puis celle du frère de Rietz, l'obligerent à se créer par lui-même des moyens d'existence. A l'âge de seize ans, il entra dans l'orchestre du théâtre royal, et Spontini le fit admettre dans la musique particulière de la cour. Il le destinait à de plus grands avantages lorsque Mendelssohn appela Rietz à Dusseldorf, pour lui confier la direction de la musique du théâtre que venait de fonder le poète Immermann; mais cette entreprise ne réussit pas, et Rietz fut obligé de se retirer. Peu de temps après il reçut sa nomination de directeur one of two readings
10RIETZ (JULES), compositeur et maître de chapelle du roi de Saxe, est né à Berlin le 28 décembre 1812. Fils et frère de deux membres de la chapelle royale, il commença l'étude de la musique dès ses premières années. A l'âge de huit ans, il jouait déjà du violoncelle; à douze, il était d'une habileté remarquable sur cet instrument. Zelter (voyez ce nom) le prit alors sous sa protection et lui fit faire de bonnes études d'harmonie et de composition. La mort du père, puis celle du frère de Rietz, l'obligèrent à se créer par lui-même des moyens d'existence. A l'âge de seize ans, il entra dans l'orchestre du théâtre royal, et Spontini le fit admettre dans la musique particulière de la cour. Il le destinait à de plus grands avantages lorsque Mendelssohn appela Rietz à Dusseldorf, pour lui confier la direction de la musique du théâtre que venait de fonder le poète Immermann; mais cette entreprise ne réussit pas, et Rietz fut obligé de se retirer. Peu de temps après il reçut sa nomination de directeur one of two readings
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