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Scan 105
Biographie universelle des musiciens et bibliographie générale de la musique / 6, 1866
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1triviales, et l’expression des paroles de la plupart de ses opéras à peu près nulle. Cependant ses compositions ont eu du succès dans leur nouveauté. Ces ouvrages ont pour titre : 1° Palmerini ; 1694. — 2° Il Prodigio dell’innocenza ; 1695. — 2° Zenone, imperator d’Oriente ; 1696. — 4° Tigrane, re d’Armenia ; 1697. — 5° Radamisto ; 1698. — 6° Primaslas I, re di Boemica ; 1698. — 7° L’Ingratitudine castigata ; 1698. — 8° Diomede punito da Alcide ; 1701. — 9° L’Inganno innocente ; 1701. — 10° L’Arte in gara con l’arte ; 1702. — 11° La Fede tra gli inganni ; 1707. — 12° Astarte ; 1708. — 13° Il Tradimento tradito ; 1709. — 14° Ciro riconosciuto ; 1710. — 35° Giustina (à Bologne) ; 1711. — 16° Il Tiranno Eroe ; 1711. — 17° Le Gare generose ; 1712. — 18° Eumene ; 1717. — 19° Il Meleagro ; 1718. — 20° Amor di figlio non conosciuto ; 1716. — 21° Cleomene ; 1718. — 22° Gli Eccessi della gelosia ; 1722. — 23° Ermingarda ; 1723. — 24° Marianna ; 1724. — 25° Laodicea ; 1724. — 26° Antigono tutore ; 1724. — 27° Scipione nelle Spagne ; 1724. — 28° Didone abandonata ; 1725. — 29° Alcina delusa da Ruggiero ; 1725. — 30° Il Trionfo d’Armida ; 1726. — 31° L’Incostanza schernita ; 1727. — 32° La Griselda ; 1728. — 33° Il Concilio dei pianetti ; 1729. — 34° L’Infedelta delusa ; 1729. — 34° I due Rivali in amore ; 1728. — 36° Sialira ; 1730. — 37° Gli Stratagemmi amorosi ; 1730. — 38° Elena ; 1730. — 39° Ardelinda ; 1732. — 40° Gli avvenimenti di Ruggiero ; 1732. — 41° Candalide ; 1734. — 42° Artamene ; 1741. Je trouve dans les notes manuscrites de feu M. De Boisgelou, qu’Albinoni avait déjà écrit, en 1690, conjointement avec Gasparini, un opéra d’Engelberta, qui fut joué à Venise, et dont la partition se trouve à la bibliothèque royale de Berlin, ainsi qu’un Magnificat à quatre voix et instruments, en sol mineur, du même auteur.
3Albinoni a écrit aussi beaucoup de musique instrumentale. Il montrait plus de talent en ce genre que dans l’opéra ; on remarque dans ses sonates, et surtout dans ses balletti da camera, un certain charme et une bonne facture que n’aurait pas désavoués Corelli. Ses principaux ouvrages de musique pour les instruments sont : 1° Due e dieci sonate a tre, op. 1°. — 2° Sinfonie a sei e sette, op. 2°; Venise, 1700. — 3° Dieci e due balletti ossia sonate da camera a tre, op. 3°. — 4° Douze concerti à six instruments, op. 5°. — 5° Douze concerti pour hautbois et violon, op. 7°. — 6° Douze balletti pour deux violons, violoncelle et basse, op. 8°. — 7° Douze concerti à deux hautbois, alto, violoncelle et orgue, op. 9°. On connaît aussi de ce musicien : Douze cantates à voix seule et basse, op. 4°. — Trattenimenti da camera, consistant en douze cantates à voix seule et basse, op. 6°.
5ALBINUS, écrivain sur la musique cité par Cassiodore (De Discipl., p. 709. ex edit. Paris, 1599), et qui conséquemment vécut antérieurement au sixième siècle. Cassiodore lui donne le titre d’illustre (Vir magnificus). Il dit que le livre de cette auteur n’existait pas dans les bibliothèques de Rome, mais qu’il l’avait lu avec attention dans sa jeunesse. Au reste, il paraît que l’ouvrage d’Albinus n’était qu’un abrégé de la science de la musique fait d’après Boèce.
7ALBINUS, nom sous lequel quelques écrivains du moyen âge ont cité Alcuin (Voy. ce nom.)
9ALBINUS. Un manuscrit précieux qui se trouve dans la bibliothèque de l’université de Gand (no 171, in-fol.), contient divers traités de musique, parmi lesquels on en remarque un dont l’auteur est anonyme, et qui a pour titre : De diversis monochordis, letracordis, pentacordis, sextacordis, eptacordis, octocordis, etc., ex quibus diversa formantur instrumenta musicæ, cum figuris instrumentorum. Ce traité des instruments à cordes en usage au quatorzième siècle, contient la description et les figures de ces instruments. Au nombre de ceux-ci se trouve une viole à quatre cordes, dont l’invention est attribuée à un certain Albinus. Quel était cet Albinus? en quel temps vivait-il, et quelle fut sa patrie? Voilà les questions que je me suis faites, mais sans pouvoir les résoudre. Il y a peu d’apparence que ce soit Alcuin qu’on ait voulu désigner comme l’inventeur de cet instrument, et il est moins vraisemblable encore qu’on ait voulu parler de l’ancien Albinus cité par Cassiodore. La viole dont l’invention est attribuée à Albinus a la forme d’une guitare, et ses quatre cordes à vide renferment l’étendue d’une octave. Elles sont accordées de la manière suivante : ut, re, sol, ut. L’auteur anonyme, en nous faisant connaître le nom de l’inventeur de cette viole, a oublié celui de l’instrument. Voici comment il s’exprime : Aliud quoque tetracordum Albinus composuit quod…… vocavit, etc. On se servait de l’archet pour jouer de cette viole; cet accessoire est, en effet, placé près de l’instrument dans la figure du manuscrit; mais par une singularité remarquable, la viole n’a ni touche ni chevalet.
11ALBINUS (BERNARD), dont le vrai nom était Weiss, fils d’un bourgmestre de Dessau, dans la province d’Anhalt, naquit dans cette ville, en 1653. Il étudia successivement à Brême et à Leyde, et prit le grade de docteur en médecine à l’université de cette dernière ville. Après avoir
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