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Scan 290
Biographie universelle des musiciens et bibliographie générale de la musique / 6, 1866
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1ces messes : cependant il y en a une à trois chœurs qui est curieuse.
3BAPTISTA (JEAN), compositeur de musique, vivait vers 1550. On trouve quelques morceaux de sa composition dans l'ouvrage d'Amerbach intitulé : Orgel oder Instrumenten Tabulatur (Tablature pour orgue et autres instruments); Leipsick, 1571, in-fol.
5Un autre musicien du même nom, qui vivait dans la première moitié du dix-huitième siècle, a composé plusieurs œuvres de sonates de flûte qui ont été gravés à Paris.
7BAPTISTE ANET, dit BAPTISTE, eut en France la réputation d'être le plus habile violoniste de son temps. Il avait reçu pendant quatre ans des leçons de Corelli, qui lui avait enseigné à jouer correctement ses sonates, ce que peu de gens pouvaient faire alors. Lorsqu'il vint à Paris, il fut regardé comme un prodige, et cela ne paraitra pas étonnant, si l'on se rappelle l'état de faiblesse où était alors la musique instrumentale en France. On assure que Baptiste fut l'un des premiers violonistes qui jouèrent sur la double corde : cela n'est pas exact. Ce fut vers 1700 qu'il vint à Paris : un des seigneurs de la cour le présenta à Louis XIV, en donnant de grands éloges à son talent. Après que le roi l'eut entendu, il donna l'ordre, sans rien dire à l'artiste, qu'on fit venir un des violons de sa musique. Aussitôt qu'il fut arrivé, Louis XIV lui dit : Un air de Cadmus (opéra de Lulli). Le ménestrier joua un de ceux dont il se souvenait. Quand il eût fini : Je ne saurais que vous dire, Monsieur, dit le roi à Baptiste : voilà mon goût, à moi. Le pauvre élève de Corelli comprit qu'il ne pouvait trouver de position à Paris ; car la France n'offrait alors aucunes ressources en dehors de la cour (voy. Comparaison de la musique italienne et de la musique française, par De la Viéville de Fréneuse, 1re partie) : il passa en Pologne, où il est mort, chef de la musique du roi. Il a publié à Paris, 1e Sonates de violon, 1er, 2e, 3e livres. — 2e Deux suites de pièces à deux musettes, œuvre 2. — 3e Six duos pour deux musettes, œuvre 3.
9BAPTISTE (LOUIS-ALBERT-FRÉDÉRIC), bon violoniste et compositeur pour son instrument, naquit à Attingen, en Souabe, le 8 août 1700. Sa famille, française d'origine, avait dû s'expatrier par suite de la révocation de l'édit de Nantes. A l'âge de trois ans, il suivit son père à Darmstadt, et il y resta jusqu'à ce qu'il eût atteint sa dix-septième année. Ses voyages l'amènèrent à Paris en 1718 ; mais la musique française ne fut point de son goût et il partit pour l'Italie, qu'il parcourut, ainsi que plusieurs autres pays de l'Europe. En 1723 il se fixa à Cassel, où il se fit maître de danse. On a de lui : — 1e Douze solos pour le violon. — 2e Six solos pour le violoncelle. — 3e Six trios pour hautbois et basse. — 4e Plus de trente-six solos pour la basse de viole. — 5e Douze concertos pour le même instrument. — 6e Six sonates pour la flûte traversière : ces dernières ont été publiées à Augsbourg. one of two readings
10BAPTISTE (LOUIS-ALBERT-FRÉDÉRIC), bon violoniste et compositeur pour son instrument, naquit à Attingen, en Souabe, le 8 août 1700. Sa famille, française d'origine, avait dû s'expatrier par suite de la révocation de l'édit de Nantes. A l'âge de trois ans, il suivit son père à Darmstadt, et il y resta jusqu'à ce qu'il eût atteint sa dix-septième année. Ses voyages l'amenerent à Paris en 1718 ; mais la musique française ne fut point de son goût et il partit pour l'Italie, qu'il parcourut, ainsi que plusieurs autres pays de l'Europe. En 1723 il se fixa à Cassel, où il se fit maître de danse. On a de lui : — 1e Douze solos pour le violon. — 2e Six solos pour le violoncelle. — 3e Six trios pour hautbois et basse. — 4e Plus de trente-six solos pour la basse de viole. — 5e Douze concertos pour le même instrument. — 6e Six sonates pour la flûte traversière : ces dernières ont été publiées à Augsbourg. one of two readings
12BARATHE (L'ABBÉ), organiste de la cathédrale de Saint-Flour, est auteur d'un petit écrit où se sont remarquer de très-bonnes idées et des sentiments élevés. Cet ouvrage a pour titre : Le culte religieux aux âges de la foi, ou l'influence du chant ecclésiastique dans la religion; Paris, 1847, in-12 de 96 pages.
14BARBANT (CHARLES), musicien anglais, fut organiste de la chapelle du comte Haslang, ambassadeur de Bavière à Londres, en 1764. Les catalogues des marchands de musique de Londres indiquent les ouvrages suivants de sa composition : — 1e Symphonies à grand orchestre, œuvre 5. — 2e Un livre de trios de violon. — 3e Un œuvre de trios de clavecin. — 4e Un œuvre de duos de flûte. — 5e Deux sonates pour clavecin. On connaît aussi de lui en manuscrit : Hymni Sacri, Antiphonæ, en partition.
16BARBARINI (MANFRED-LUPI), compositeur qui vivait vers le milieu du seizième siècle, était né vraisemblablement à Correggio, dans le duché de Modène, car il ajoute à son nom la qualification de Corregensis. Quoi qu'il en soit, Barbarini, qui, d'après les avertissements placés en tête de ses ouvrages, paraît avoir vécu quelque temps en Suisse, puis en Bavière, a mis en musique à cinq voix l'éloge des villes fédérées de la Suisse par Glarean, et a publié son ouvrage sous ce titre : Symphoniae, seu insigniores aliquot ac dulcis-sonae quinque vocum melodiae super D. Henrici Glareani Panegyrico de Helvetiarum tredecim Urbium laudibus ; Basileæ, ex officina Hieronymi Curionis, impensis Henrici Petri, 1558, in-8e. Cette musique est réimprimée ou ajoutée à la suite de la deuxième édition de l'abrégé du Dodécacorde de Glarean, par Wonnegger (Voyez Glarean), qui parut chez le même éditeur, en 1559. On connaît aussi de Barbarini une collection de motets à 4 voix intitulée : Cantiones sacræ quatuor vocum, quæ vulgo Mutetæ vocantur, novæ compositæ; Augustæ Vindelicorum, per Philippum Uhlardum, 1560, in-4e obl. Quelques morceaux de ce musicien répandus dans divers recueils sont désignés simplement par le prénom Lupi, ce qui ajoute à l'incertitude et à la confusion occasionnées par les musiciens qui ont porté le même nom, et qui ne sont pas distingués d'une manière suffisante. (Voyez Lupi.)
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