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Scan 299
Biographie universelle des musiciens et bibliographie générale de la musique / 6, 1866
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1comme musicien; mais les titres n’en sont pas connus.
3BARNARD (JEAN), chanoine mineur de l’église de Saint-Paul, à Londres, vers le milieu du dix-septième siècle, a publié une collection précieuse d’hymnes, d’antennes, de prières et de répons à plusieurs parties, par les anciens compositeurs anglais Tallis, Parsons, Morley, Giles, O. Gibbons, W. Mundy, Woodson, Ballen, Hooper, Tye, Weelkes, White, Bull, et Ward. Cette collection a pour titre : The first book of selected church Music, consisting of services and anthems, such as are now used in the cathedral and collegial churches of this Kingdom, never before printed, etc.; Londres, 1641. Malheureusement elle a été imprimée en parties séparées, maintenant disséminées, et l’on croit qu’il serait impossible d’en compléter un exemplaire. Le plus complet est celui de l’église d’Hereford, mais il y manque la partie du soprano.
5BARNBECK (FRÉDÉRIC), né à Cassel, vers 1801, est fils d’un maître de concerts qui mourut dans cette ville en 1836. Barnbeck, élève de son père, puis de Spohr, fut d’abord attaché comme violoniste à la chapelle de Stuttgart, puis s’est fixé à Halberstadt. On a de lui une méthode de violon qui a pour titre : Theoret. praktische Anleitung zum Violinspiel; Halberstadt, 1845. La seconde partie de cet ouvrage, op. 9, a paru dans la même ville, en 1846. On a du même artiste plusieurs recueils de chansons allemandes avec accompagnement de piano.
7BARNÈS (JOSUÉ), théologien et philologue, naquit à Londres le 10 janvier 1654. Ses études dans les langues grecque et latine furent brillantes et ses progrès rapides. Élevé à l’université de Cambridge, il y fut nommé professeur de grec en 1695. Il ne manquait pas d’imagination, et sa mémoire était prodigieuse; mais il était dépourvu de goût et de critique. De là vient que malgré l’érudition qui y est répandue, ses éditions d’auteurs grecs sont aujourd’hui peu estimées. Dans son Euripide (Euripidis quae extant omnia; Cambridge, 1694, in-fol.) on trouve une dissertation sur la musique scénique des Grecs, et sur les lois mécaniques du drame des anciens. Barnès mourut à Cambridge, le 3 août 1712.
9BARNETT (JEAN), fils d’un marchand de diamants de Londres, naquit à Bedford en 1802. Des dispositions précoces pour la musique et une voix dont l’étendue était extraordinaire le firent remarquer par Arnold, alors directeur du théâtre de Drury-Lane, qui se chargea de son instruction, et qui le fit débuter, comme enfant, en 1813, sur son théâtre, dans l’opéra intitulé : The Shipwreck (le Naufrage). Le succès que Barnett obtint le fit engager pour l’année suivante comme premier soprano des oratorios. En 1815, les directeurs de Covent-Garden l’engagèrent pour deux ans; mais bientôt après il perdit la voix et fut obligé de se livrer exclusivement à la musique instrumentale, sous la direction de Ries qui lui donna des leçons de piano et de composition. Il a publié depuis quelques années : 1° Messe solennelle n° 1, en sol mineur. — 2° Messe n° 2, en ut. — 3° Un volume de mélodies russes. — 4° Plusieurs recueils de chansons (Glees et Catches). — 5° Plusieurs scènes, dont celle d’Abraham. — 6° Trois sérénades dans le style espagnol. — 7° Des airs et des duos italiens en plusieurs recueils — 8° Deux ouvertures à grand orchestre. — 9° Une fugue à deux voix pour ténor et basse. — 10° Des sonates, des fugues et des variations pour piano. — 11° Une introduction, un rondo et un air pour l’opéra du Mendiant (Beggar). — 12° Trois valses brillantes pour le violon. — 13° Une fantaisie pour flûte sur un air de Mozart. Le 28 février 1837, Barnett a fait représenter au théâtre de l’opéra anglais, à Londres, Fair Rosamond, opéra en 2 actes. Deux ans après il donna au même théâtre Farinelli, opéra en 2 actes. Enfin, il a fait représenter en 1841 l’opéra féerique The Mountain Sylph (Le Sylphe de la Montagne). On a aussi de cet artiste un Essai analytique sur les méthodes d’enseignement de la musique, particulièrement sur celle de Bocquillon-Wilhem (Voy. ce nom), sous ce titre : Systems and Singing Masters : an analytical comment upon the Wilhem System, as taught in England; Londres, 1843, in-8°.
11BARNI (CAMILLE), compositeur et habile violoncelliste, est né à Como, le 18 janvier 1762. À quatorze ans il commença l’étude du violoncelle, sous la direction de son grand-père, David Ronchetti. Il reçut ensuite pendant trois mois des leçons de Joseph Gadgi, chanoine de la cathédrale de Como. À vingt-six ans il quitta sa ville natale pour aller remplacer le second violoncelle au grand théâtre de Milan, où il resta huit années chez le comte Imbonati, protecteur éclairé des artistes. Après la mort du premier violoncelle, arrivée en 1791, il joua le solo au grand théâtre. En 1799 il se mit sous la direction de Minoja pour l’étude de la composition. Il fit plusieurs quatuors en Italie, et vint ensuite à Paris, où il se fixa en 1802. L’année suivante il donna un concert au Théâtre Olympique, et joua un concerto de violoncelle de sa composition. De 1804 à 1809 il a publié : 1° Deux thèmes
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