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Scan 326
Biographie universelle des musiciens et bibliographie générale de la musique / 6, 1866
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1danses allemandes et de walses, qui ont paru à Munich, chez Falter. Née à Wurtzbourg en 1785, elle a eu pour maître de piano et de composition le maître de chapelle Sterkel.
3BAUER (***), conseiller de cour du roi de Prusse, vers 1786, se fit remarquer à cette époque par l'invention de deux pianos d'espèce particulière. Le premier, appelé crescendo, était vertical, de forme pyramidale, et avait huit pieds et demi de hauteur, trois pieds de largeur, dix-huit pouces d'épaisseur; son clavier avait cinq octaves d'étendue, et trois pédales servaient à modifier le son par gradation, et aussi à transposer de deux ou trois tons à volonté, en imprimant un mouvement au clavier. Le piano de la seconde espèce s'appelait royal crescendo. Il avait la forme d'un petit piano de quatre pieds de longueur. Des tuyaux de jeu de flûte se trouvaient sous une partie du clavier de cet instrument. Bauer s'est fait aussi de la réputation par ses horloges à musique. Le roi de Prusse lui en acheta une pour le château de Potdam en 1769, et l'impératrice de Russie en paya une 3,000 roubles.
5BAUER (JEAN-FRÉDÉRIC), virtuose sur le hautbois, est né vers 1785 dans le grand-duché de Saxe-Weimar. Jückel, hautboïste de la chapelle du roi de Saxe, lui donna les premières leçons de son instrument; mais il ne doit son talent qu'à ses propres études. Il fut d'abord attaché à l'orchestre de la cour de Cassel, puis il entra comme professeur au conservatoire de Prague, où il se trouvait encore en 1841. Bauer a composé plusieurs choses pour son instrument; mais il n'a rien publié.
7BAUER (ÉDOUARD), compositeur allemand fixé à Turin vers 1830, a donné à Cagliari, en 1836, l'opéra intitulé Due Vecchi ed un albero, et en 1843, Chi più guarda meno vede, à Turin; compositions de peu de valeur, oubliées dès leur naissance.
9BAUER (ALOYS), maître de chapelle à Augsbourg, né en Bavière, et actuellement vivant (1854), s'est fait connaître par de nombreux ouvrages de musique d'église, parmi lesquels on remarque : 1° Messe de requiem à trois voix, orgue et orchestre, op. 5; Augsbourg, Böhme. — 2° Idem à quatre voix et orgue; ibid. — 3° Messe de Noël à trois voix, orchestre et orgue, op. 26; ibid. — 4° Messe pastorale (en ut) à trois ou quatre voix, petit orchestre et orgue, op. 27; ibid. — 5° Plusieurs messes allemandes à trois voix, petit orchestre et orgue; ibid.—6° Messe solennelle (en ut) à trois ou quatre voix, petit orchestre et orgue, op. 37; ibid. — 7° Messe solennelle (en ré) à trois voix, orchestre et orgue, ibid. — 8° Vêpres chorales à deux chœurs avec orgue; ibid. — 9° Six petites messes de campagne pour trois voix, petit orchestre et orgue, op. 22 et 25; ibid. — 10° Beaucoup d'offertoires, litanies, Tantum ergo, etc., à trois ou quatre voix, petit orchestre et orgue; ibid. Les œuvres de Bauer appartiennent au genre qu'on nomme musique courante, à l'usage des petites villes et des villages.
11BAUERSACHS (CHARLES-FRÉDÉRIC), virtuose sur le cor de bassette et sur le violoncelle, naquit à Pegnitz, le 4 juin 1770. La guerre qui éclata en 1790 lui fit perdre une place qu'il occupait dans une petite cour des bords du Rhin, et l'obligea d'entreprendre un voyage dans diverses petites villes. En 1796 il partit pour Vienne, d'où il alla ensuite en Hongrie et à Venise. De retour dans sa patrie en 1802, il entra dans un corps de musique militaire, en qualité de hautboïste. Retiré ensuite à Sommerda, près d'Erfurt, il y mourut, le 14 décembre 1845. Il a écrit beaucoup de musique pour le cor de bassette; elle est restée en manuscrit.
13BAUERSCHMIDT. Il y a eu deux frères de ce nom, qu'on désignait seulement par les dénominations d'âne et de cadet. L'un d'eux fut d'abord maître de chapelle du margrave de Baden-Baden. On croit que c'est le même qui vint à Paris vers 1784, et qui y publia six quatuors pour deux violons, alto et basse, et, peu de temps après, six trios pour harpe, piano et violon. L'autre s'établit en Russie et se trouvait encore à Pétersbourg en 1794. Il paraît que depuis lors il est revenu en Allemagne, où l'on a imprimé deux ouvrages de sa composition : 1° Andante favori varié pour piano; 1797. — 2° VI Lieder mit Klavierbegleitung (Six chansons avec accompagnement de clavecin); Heilbronn. On a aussi sous le même nom Six grandes symphonies; Paris, in-fol. sans date.
15BAULDUIN ou BALDUIN, ou enfin BAUDOUIN (NOEL), en latin Balduinus, musicien belge, né dans la seconde moitié du quinzième siècle, fut maître de musique de l'église collégiale Notre-Dame à Anvers, depuis 1513 jusqu'en 1518. On ignore ce qui lui fit quitter cette position, car il ne s'éloigna pas d'Anvers, et il y mourut en 1529. On voit dans les comptes de l'église d'Anvers et des confréries que Noël Baulduin y est toujours nommé maître Noël ou mäster Noël, Nouel, Noé, etc.; cependant M. de Burbure a trouvé que dans l'année qui précédait sa nomination de maître de musique, on l'avait inscrit dans les comptes des chanteurs sous le nom de Balduinus, qui ne lui est donné qu'une seule fois, parce qu'il y avait un autre chantre dans le même temps qui se nommait
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