Scan 529
Dictionnaire de musique théorique et historique, 1872
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1qualités qui parvinrent, par la suite de ses études, au développement le plus complet, et conduisirent l’artiste à un rare ensemble de perfection. La justesse de ses intonations était si sûre; la douceur de son archet avait tant de séduction; il y avait tant de goût dans les ornements de son jeu, que si le sentiment de la grandeur laissait quelque chose à désirer, on s’en apercevait à peine, ravi qu’on était par la grâce et par la délicatesse.
3« Une école nouvelle s’est formée: nous voulons parler de l’école belge du violon, qui compte un peuple de héros à la tête duquel se placent De Beriot et Vieux-temps, l’honneur de leur patrie.
5« L’Allemagne a produit plusieurs écoles de violonistes, dont les qualités principales ont été la justesse et la netteté du jeu, mais qui, dans le xviii e siècle surtout, ont laissé à désirer un son plus puissant, et plus d’ampleur dans le style d’exécution. Les prodiges inventés par Wagner au xvi e siècle ne paraissent pas avoir laissé de traces chez ses successeurs. L’Italie et la Bohême furent les berceaux des deux écoles de violonistes allemands d’où sont sortis les autres.
7« Corelli, qui a laissé partout des preuves de sa grande influence, était premier violon de la chapelle du margrave d’Anspach en 1699, lorsque Pisendel, qui y était enfant de chœur, devint son élève, et fit de si rapides progrès sous sa direction, qu’il put être engagé en 1702 comme premier violon de la chapelle. Ce même Pisendel, devenu très-habile violoniste, fut attaché au service de la cour de Saxe en qualité de maître de concerts, et ouvrit à Dresde une école de violon. Il y transmit la tradition de son maître, mais en la modifiant par le style un peu maniére qui avait alors beaucoup de vogue à la cour de Dresde. C’est dans cette école que se forma le talent de Jean-Théophile Graun, frère du célèbre compositeur de ce nom, et maître de concerts de Frédéric-le-Grand, roi de Prusse. Graun avait un talent solide, dont il a donné des preuves, et par les élèves qu’il a formés, et par vingt-neuf concertos de violons restés en manuscrit, mais dont j’ai vu quelques-uns qui donnent une haute opinion de son habileté. Dans sa jeunesse, au sortir de l’école de Pisendel, il était allé en Italie, et il y avait reçu des leçons de Tartini, dont il avait adopté la manière. (1).
9(1) F. J. Fétis.
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