Scan 108
Essai de répertoire des artistes lorrains: les luthiers, 1903
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1court, et fils de Charles-François Vuillaume, aussi luthier, et de Françoise Besson. Ils eurent plusieurs enfants; cinq fils et une fille: Charles-François, né le 27 juin 1797; Jean-Baptiste, le célèbre luthier, le 16 vendémiaire an VII (7 octobre 1798); Nicolas IV, né le 21 mai 1800, luthier, marié à Mirecourt le 4 janvier 1825; Nicolas-François, né le 19 mai 1802, qui fut luthier, s’établit à Bruxelles et, détail important, dont le parrain fut son aïeul paternel, Charles-François Vuillaume, luthier, ce qui, jusqu’ici, était ignoré des auteurs. Nous trouvons encore, le 2 ventôse an XIII (1805), la naissance d’une fille, Elisabeth, et enfin Claude-François V, né à Mirecourt le 23 mars 1807, marié à Anne-Justine Chambry, et qui fut le père de Sébastien Vuillaume, le luthier dernier du nom, établi et mort à Paris, boulevard Bonne-Nouvelle. Nous avons retrouvé une mention très importante et inconnue jusqu’ici, c’est le second mariage de Claude-François IV Vuillaume avec Marie-Anne Caud ou Cand, de Mirecourt, dont il eut deux enfants: une fille, Marie-Marguerite, née le 12 juin 1816, et à l’âge de 50 ans, ainsi que le déclare l’acte (il était bien né en 1772), il eut de cette seconde union un fils, Nicolas V. Ce détail inédit est intéressant à mentionner. Des six fils de Claude-François IV, quatre furent luthiers et, parmi eux, le célèbre Jean-Baptiste, une des gloires de la lutherie lorraine et française, dont nous dirons quelques mots ici, puisque sa naissance est de la fin du XVIIIe siècle, nous réservant d’en parler plus amplement dans la partie de notre travail qui concernera le XIXe siècle.
3Vuillaume (Jean-Baptiste), célèbre luthier, né à Mirecourt le 16 vendémiaire an VII (7 octobre 1798), arrière-petit-fils de Claude-François II Vuillaume, luthier, petit-fils de Charles-François Vuillaume, fils de Claude-François IV Vuillaume et d’Anne Leclerc. Se rendit, en 1818, à Paris, chez Francis Chanot, puis chez Lété, dont il devint l’associé en 1825, s’installant rue Croix-des-Petits-Champs. En 1828, il reprit seul la direction de son atelier. Copiste incomparable des anciens maîtres italiens, il sut comme eux donner à ses œuvres un cachet particulier, de la netteté à ses modèles, dont il rectifia souvent le dessin, releva la transparence du vernis et égala, sinon dépassa, dans certains spécimens, la qualité du son.
5Il avait, sur certains luthiers modernes, la supériorité d’être le premier ouvrier de sa maison. En 1860, il habita la maison qu’il s’était choisie aux Ternes, rue Demours, 3, où il mourut le 19 mars 1875. De son mariage avec Mlle Adèle Guesnet, originaire de Clermont (Oise), il laissa deux filles, Mme veuve Alard, qui épousa le grand violoniste de ce nom, et Mme veuve Mestayer. Le nom des Vuillaume s’est éteint avec lui et avec son neveu Sébastien. C’est dans la suite de notre ouvrage qu’il sera parlé des luthiers
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