Scan 26
Essai de répertoire des artistes lorrains: les luthiers, 1903
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1PREMIÈRE PARTIE
3ANCIENS LUTHIERS LORRAINS
5Aldric (Jean), luthier à Mirecourt, marié à Catherine Boyer ou Bouyer. Cette famille passait jusqu’ici pour être de souche parisienne, ou bien, comme les auteurs ignoraient son origine, on qualifiait Aldric de luthier de Paris. Les registres de l’état civil de Mirecourt nous révèlent le contraire; cette famille est bien réellement originaire de Mirecourt.
7En effet, le 27 août 1721, Jean Aldric baptisa son fils Alexis, né en cette ville, et le 12 septembre 1722 un second fils, Pierre, dont le parrain fut Pierre Ier Aldric, ensin le 20 mars 1727 un troisième fils, nommé François-Antoine¹.
9Cela a son importance, puisqu’il s’agit dans ces naissances du père et de l’oncle d’Aldric, qui, plus tard, se fixa à Paris vers 1788 jusqu’à 1840, et que sa lutherie, très remarquable, constitue avec celle de Lupot la bonne école lorraine, qui devint l’école nationale française.
11Aldric s’inspira évidemment de l’étude des grands luthiers italiens.
12Son vernis, d’un ton rouge, est très beau, quoique un peu épais.
13C’était un luthier très habile et un réparateur excellent.
15Aldric (François-Antoine), né à Mirecourt le 20 mars 1727, fils de Jean, luthier à Mirecourt, marié à Charlotte Mougenot, eut un fils, Jean-François, qui devint le luthier célèbre, qui naquit et fut baptisé à Mirecourt le 28 avril 1765, détail important, inconnu jusqu’ici. François-Antoine eut aussi une fille, Marie, née et baptisée dans la même ville le 17 octobre 1772, et une autre fille, Anne, née et baptisée à Mirecourt le 10 septembre 1775.
17Mirecourt. Reg. de l’état civil.
19Aldric (Jean-François), célèbre luthier, fils de François-Antoine et petit-fils de Jean, né et baptisé à Mirecourt le 28 avril 1765. Sa mère était Charlotte Mougenot, fille des luthiers de ce nom. Jean-François s’établit à Paris vers 1788 jusqu’en 1840. Ses modèles, inspirés principalement de ceux de Stradivarius, sont d’une facture qui, avec ceux de Lupot, figurent parmi les meilleurs de la lutherie lorraine et française. Son vernis rouge est d’une belle teinte, mais, comme nous l’avons dit précédemment, un peu trop épais. La sonorité de ses instruments est remarquable.
21Aldric s’établit d’abord à Paris en 1792, au n° 16 de la rue des Arcis, et plus tard rue de Buci et au 71 de la rue de Seine-Saint-Germain, où, en 1840, son neveu Aubry reprit sa maison.
23Anciaume (Bernard), luthier de 1773 à 1789. Son fils Jean, né à Mire-
25¹ Jean Aldric eut une fille, Anne, baptisée à Mirecourt le 20 décembre 1729.
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