Scan 60
Essai de répertoire des artistes lorrains: les luthiers, 1903
10 lines. Read by computer on 29 September 2026. No printed page number was found. See the scan on archive.org.
1Jacquot, marqué au feu à l'intérieur, NICOLAS JACQUOT A PARIS¹. Cet instrument, revêtu d'un vernis gras, d'une belle teinte rouge doré clair, figurait à l'Exposition de 1900 à Paris, exposition rétrospective et centennale.
3JACQUOT (Jean-Nicolas), maître luthier à Mirecourt (notre trisaïeul), fils de Nicolas Jacquot et de Marie Villemin, se maria à Mirecourt le 14 novembre 1758, à Anne Chilly, de Mirecourt. Ils eurent plusieurs enfants : Anne-Françoise, née le 16 mars 1762, morte le 13 décembre 1828 ; Anne-Barbe en 1763 ; Henry Jacquot, notre arrière-grand-père, né et baptisé à Mirecourt le 6 octobre 1765. Henry avait appris la lutherie et, comme à cette époque on donnait souvent à Mirecourt, aux enfants, deux genres différents d'état, selon que l'un ou l'autre avait plus de débouchés, on fit apprendre aussi au jeune Henry Jacquot l'état de tailleur. Ce dernier métier lui sourit plus particulièrement, puisque les guerres de la Révolution française l'enrôlèrent dans l'armée où il exerça l'état de maître tailleur de régiment. Mais il fit plus souvent le coup de feu devant l'ennemi, puisque revenu dans ses foyers, il obtint facilement, en récompense de ses services militaires, d'après les registres de délibérations de la commune de Mirecourt où nous avons retrouvé les pièces autographes signées de notre bisaïeul, l'abandon à lui fait par ladite commune, de pièces de terre sises sur le ban de Mirecourt.
5Au surplus, si Henry ne fut pas comme ses ancêtres un luthier traditionnel, son frère François le devint, et son fils (notre aïeul), Charles Jacquot, continua non seulement cet art, mais, comme il est avéré et comme l'écrit M. L. Grillet, fit de la très belle lutherie. Nous reviendrons, dans la suite de notre étude consacrée aux luthiers lorrains et français au dix-neuvième siècle, sur le luthier Charles Jacquot et sa postérité.
7Charles JACQUOT, né à Mirecourt le 20 messidor an XII (1804), fils de Henry Jacquot et de Catherine Siret, épousa en cette ville, le 10 janvier 1827, Catherine Vuillaume, fille de Claude-François Vuillaume, de la famille des luthiers de ce nom, et native de Mirecourt. Il mourut à Saint-Maur-des-Fossés, le 29 mars 1880. Après avoir fait son apprentissage chez Nicolas aîné et chez Breton à Mirecourt, il se rendit à Nancy en 1823 et s'y établit en 1827, au n° 19 de la rue de la Poissonnerie (rue Gambetta actuelle), où son fils, Pierre-Charles, lui succéda, puis enfin où son petit-fils Albert continue son art. Charles Jacquot quitta Nancy en 1854 et s'établit à Paris. Il sera question de ce luthier dans la partie consacrée au dix-neuvième siècle.
9¹ Un grand nombre de luthiers de Mirecourt et de Nancy marquaient leurs violons avec la mention : A PARIS, étant cependant établis en Lorraine. (Voir Laurent Grillet, etc.).
The computer misreads some letters and numbers. Where a name matters to you, read the scan.