Bow & Bridge Violin and bow makers, as the old books printed them

Scan 75

Essai de répertoire des artistes lorrains: les luthiers, 1903

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1années et non douze comme l’écrit Vidal, ainsi qu’en témoigne, du reste, le certificat signé de Jomelli, directeur de la musique ducale, aujourd’hui en possession de M. Ernest Gand. Il s’établit ensuite, vers 1770, à Orléans, rue Sainte-Catherine, où il demeura jusqu’en 1794, et suivit enfin son fils Nicolas à Paris, où il mourut en 1804. François Ier Lupot eut deux fils : Nicolas, qui fut le plus célèbre luthier et naquit à Stuttgart le 4 décembre 1758 ; puis François II, né à Orléans en 1774 et fut un facteur d’archets renommé. Il mourut le 4 février 1837 à Paris.
3Lupot (Nicolas), fils de François Lupot, né à Stuttgart le 4 décembre 1758, mort à Paris le 13 août 1824, fut un des plus célèbres luthiers français¹.
5Quoique né à l’étranger, cette naissance n’étant survenue que pendant un séjour provisoire en Allemagne, nous pouvons revendiquer pleinement, au point de vue lorrain et français, cet artiste, ce maître luthier, puisque ses ancêtres, de qui il tenait entièrement son art, étaient lorrains et que son père revint en France, d’abord à Orléans et ensuite à Paris exercer son état.
7Nicolas Lupot éleva son art à un niveau des plus remarquables. Son apprentissage, qu’il fit chez son père, à Orléans, où vers 1770, âgé de douze ans, il débuta dans la facture des instruments à archet, s’accomplit rapidement ; aussi, dès 1794, on le voit se diriger vers Paris, où il s’établit en 1798, rue de Grammont, et rue Croix-des-Petits-Champs en 1806.
9Ses instruments sont inspirés comme forme du beau modèle de Stradivarius, mais avec une pointe de personnalité, remarquée surtout dans la coupe des ff et dans les onglets des filets. Ce sont principalement ses violons et violoncelles signés de Paris qui sont les plus caractéristiques et naturellement ont le plus de valeur.
11Gaviniès le désigna pour confectionner les instruments à archet destinés aux lauréats premiers prix du Conservatoire de Paris. En 1815, il fut nommé luthier de la Chapelle royale et, l’année suivante, il obtint le titre de luthier de l’École royale de musique. Son gendre et successeur fut Charles-François Gand, ancêtre de la famille des luthiers qui continuèrent dignement l’œuvre commencée.
13L’abbé Sibire écrivit, avec les conseils et les documents que lui donna Nicolas Lupot, son ouvrage sur la Chélonomie ou le parfait luthier, paru en 1806.
15M. Ernest Gand a bien voulu nous communiquer un document fort curieux signé de Nicolas Lupot. C’est le brevet d’apprentissage qu’il rédigea avec le père de Ch.-Fr. Gand pour celui-ci, qui plus tard devint
17¹ Voir la planche ci-contre.

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