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Scan 111
La Chelonomie, ou, Le parfait luthier, 1885
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1grave qu’aux dépens de l’aigu, et dans l’ensemble des sons, qu’au préjudice de leur limpidité. Si au contraire, vous bombez avec extravagance, vous aiguisez les sons, et tout leur velours s’évanouit. Au lieu de glisser suavement dans les ouïes et d’onduler dans la concavité du récipient, ils se culbutent l’un sur l’autre, se précipitent brusquement et rejaillissent avec une telle impétuosité qu’ils vous donnent une quatrième ariade et une chanterelle pointue : effets inévitables de l’exagération.
3J’en suis bien fâché pour messieurs les Allemands ; mais leurs pains de sucre ou leurs citrouilles ne sauraient faire fortune avec moi. Presque tous leurs violons, excepté les Stainer, ont un goût de terroir auquel je ne puis me faire ; j’y cherche quelque analogie avec la voix humaine, et je n’y trouve que les âpres cris des chouettes de nos forêts. Leurs chanterelles sont des perce-oreilles, leurs secondes sonnent la timbale ; leurs
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