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Scan 159
La Chelonomie, ou, Le parfait luthier, 1885
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1inspiration : l'instrument qu'on joue est un Stradivare. Si quelquefois on rencontre dans les quatrièmes de ses violons les sons d'un tonneau vide, comme dans le Boguay, il faut s'en prendre aux dégrateurs de ses chefs-d'œuvre ; ils avaient tous dans le principe des sons épais, et jamais de gros sons ; je défie d'en trouver un seul qui sonne la quinte et soit vierge.
3En travaillant pour l'oreille, Stradivare a également travaillé pour les yeux; les formes gracieuses de ses violons, le superbe coloris dont il les a parés, en sont la double preuve. Comme ses voûtes sont belles ! Comme l'ascension et la descente se nuancent imperceptiblement ! Comme ces ouïes sont dessinées et tranchées ! on leur reproche cependant quelquefois d'être percées un peu trop bas, et à l'auteur de ne pas diviser assez exactement le diapason de la table. Mais ce défaut quelconque est moins celui de l'homme que celui de son siècle.
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