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Scan 114
La lutherie et les luthiers, 1889
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1raide! — Les lois contre le duel étaient sévères; notre homme fut obligé de fuir, voyagea en Italie de ville en ville, et gagna Crémone. Là il eut l’occasion de connaître Ant. Stradivari, entra dans son atelier et travailla pendant plusieurs années sous la direction du maître.
3Il revint s’établir à Naples comme luthier, dans les derniers jours de l’année 1695.
5La lutherie d’Alessandro Gagliano est certes bien loin de celle d’Ant. Stradivari, mais on y rencontre cependant certains caractères communs, surtout dans les inflexions des voûtes, dans les épaisseurs et dans la main-d’œuvre, qui est généralement soignée. Les bois sont souvent de second choix. Le vernis, presque toujours jaune, n’est pas flatteur, mais la pâte en est assez légère.
7Voici la copie d’une étiquette de A. Gagliano:
9Alexandri Gagliano Alomnus
10Stradivarius (sic), fecit Neapoli, anno 17…
12Il est mort à Naples en 1725, laissant deux fils:
14GAGLIANO (NICOLA). — Il a travaillé à Naples, où il mourut en 1740, à l’âge d’environ soixante-dix ans. Sa lutherie est supérieure à celle de son père. Je connais de lui deux étiquettes:
161°
17Nicolaii Gagliano
18fecit in Napoli 1711.
202°
21Nicolaus Gagliano filius
22Alexandri fecit Neap. 17… (Pl. x.)
24GAGLIANO (GENNARO). — Second fils d’Alessandro.
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