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Scan 238
La lutherie et les luthiers, 1889
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1que dans le son. Leur patron est plus grand, et les proportions des épaisseurs sont calculées tout différemment. La comparaison la plus juste que l’on puisse faire entre les deux, est peut-être de dire que le son du violon de Crémone ressemble à celui d’une clarinette, et le son du Stainer à celui d’une flûte. Les voûtes de la table sont plus élevées que celles du fond; la hauteur de la voûte de la table, à la place où pose le chevalet, est maintenue égale sur la moitié de la longueur de l’instrument jusque sous le tire-corde; alors elle va en diminuant jusqu’au bas. Le développement de cette hauteur est à peu près égal à la largeur du chevalet, et ensuite elle s’abaisse vers les bords de chaque côté. Le modèle de la voûte est exactement le même dans la partie supérieure de l’instrument que dans la partie inférieure. Ses bords sont très forts et très ronds; les filets, qui sont sensiblement plus étroits que dans les instruments de Crémone, sont placés plus près des bords que chez ces derniers. Les ff, un peu plus courtes, sont admirablement dessinées, et la partie circulaire du haut et du bas de l’f, parfaitement arrondie. La tête est particulièrement belle, et la volute aussi régulière que si elle avait été faite dans un moule; quelques-unes sont en tête de lion et admirablement sculptées. Les éclisses et le fond sont faits du plus bel érable veiné. Le vernis ambré est d’une nuance jaune-rouge. Il est rare de rencontrer une étiquette dans l’intérieur de l’instrument; mais lorsqu’elle existe, elle est toujours écrite à la main; on n’en rencontre d’imprimées que dans les imitations. »
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