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Scan 294
La lutherie et les luthiers, 1889
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1Pour faire partie de la corporation des « Maistres feseurs d'instruments de musique de la ville de Paris », il fallait faire six années d'apprentissage, exécuter chef-d'œuvre, avoir certificat de bonne vie et mœurs. Défense expresse à tous ceux qui ne sont pas reçus « Maistres » de s'occuper du métier en aucune de ses parties.
3Ces statuts furent confirmés par lettres patentes de Louis XIV, enregistrées le 6 septembre 1681.
5Quelle était donc l'importance de la lutherie à cette époque ? Nous ne pouvons le dire d'une manière bien exacte ; nous savons, toutefois, que si le nombre des feseurs d'instruments de musique était assez grand pour former une corporation spéciale, ils n'avaient pas encore acquis une réputation suffisante pour permettre à leur réputation de s'étendre bien loin, au moins dans les deux branches principales de la lutherie : la facture des clavecins et celle des instruments à archet.
7La première était le partage des Flandres ; la seconde appartenait à l'Italie, dont les écoles de Crémone et de Brescia produisaient déjà des merveilles.
9Les statuts accordés par Henri IV en 1599, à la corporation des feseurs d'instruments de la ville de Paris furent en vigueur jusqu'au commencement du xviiième siècle ; mais, à cette époque, une modification importante y fut apportée. Depuis longtemps déjà, de nombreux abus s'étaient introduits dans la gestion des intérêts des corporations et avaient donné lieu à des plaintes d'une gravité telle, que l'autorité royale dut intervenir.
11Par arrêts du roi des 3 mars et 16 mai 1716, il avait été nommé six commissaires pour procéder à la
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