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Scan 330
La lutherie et les luthiers, 1889
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1DAVID. — Contemporain de Pierray. A Paris vers 1730. Lutherie commune.
3DEFRESNE (PIERRE). — A Rouen :
5Fait par moi, Pierre Defresne, maistre luthier à Paris, demeurant rue Nue St-Lô à Rouen 1737.
7Ce Pierre Defresne s’était établi à Rouen, en 1731, à l’aide d’un brevet de faveur du duc de Luxembourg, l’autorisant à se faire admettre, moyennant cent livres, dans la corporation des feseurs d’instruments, etc., etc.¹. Son admission avait rencontré une opposition très vive de la part des membres de la corporation, et dès le 16 avril 1731, des poursuites avaient été autorisées contre lui comme « faux ouvrier », c’est-à-dire n’ayant pas le droit d’exercer le métier. Il avait cependant continué; mais, quelques années plus tard, les poursuites recommencèrent et le procès-verbal de la séance du 29 octobre 1734 s’exprime ainsi : « Autorisation de poursuivre le sr Defresne, qui, sans qualité, s’est immiscé non seulement d’ouvrir boutique, mais encore d’y placer une montre dans laquelle il s’y titre de Maistre de Paris et ce, pour s’attirer tout ce qui peut estre de la compétence des maistres luthiers de cette communauté. »
9Il consentit par transaction à payer cent livres
11¹. Archives départementales de la ville de Rouen; Registre des délibérations de l’assemblée des maistres joueurs et feseurs d’instruments tant à corde qu’à vent et maistres à danser en la ville, fauxbourgs et banlieu de Rouen.
12Les droits à payer pour se faire recevoir « maistre » étaient de 500 livres, mais ils étaient généralement réduits à 260.
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