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Scan 60
La lutherie et les luthiers, 1889
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1m’occuperai seulement ici, commencèrent à devenir d’un usage général. Quelles étaient les règles qui pré-sidaient à leur facture ? Quels furent les hommes qui excellèrent dans l’art de les fabriquer ? Nous l’ignorons, car si l’histoire des joueurs d’instruments antérieurs au xvi e siècle nous est imparfaitement connue, nous sommes encore bien moins éclairés sur ceux qui les faisaient.
3Nous savons, il est vrai, après avoir compulsé nos archives, qu’il y avait à Paris, en 1292, un nommé Henri, connu sous le nom de Henry aus vièles Henry, l’un des premiers faiseurs de vielles d’alors, que ce Henri était imposé pour la taxe à la somme de 6 et 12 sols parisis par an, habitait dans la rue aux Jugléurs 1. Ce sont des détails curieux, mais ils nous en font regretter d’autres beaucoup plus intéressants à connaître.
5Il nous faut passer sans transition au xvi e siècle pour trouver trace de faiseurs d’instruments dont les noms et même quelques spécimens soient parvenus jusqu’à nous : l’Italie, d’abord, nous présente ces patriarches de l’art qui nous occupe.
7La première époque de la lutherie italienne, que j’appellerai « époque des violes », est peu connue jusqu’au moment où la forme du violon fut définitivement arrêtée. Les essais furent si nombreux, les formes varièrent de tant de façons, qu’il n’y avait pas, à proprement parler, d’école.
91. Bibliothèque de l’École des chartes, 1841-1842, t. III, p. 379.
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