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Scan 105
La lutherie lorraine et française depuis ses origines jusqu'à nos jours d'après les archives locales, 1912
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1maison Gustave Bernardel dès 1898, et enfin succéda à ce dernier, associé avec M. Français (1), le 1er juillet 1901. M. A. Caressa obtint à l’Exposition de Paris, en 1900, une médaille d’or de collaborateur et fut, peu après, nommé officier d’Académie. Nous rappellerons l’ancienneté de cette maison, fondée par Nicolas Lupot, continuée par Charles-François Gand, puis par les frères Gand et Bernardel, actuellement 4, rue Saulnier, et conseillerons de se reporter aux noms de chacun de ces luthiers pour trouver les détails qui s’y rattachent. MM. Caressa et Français ont obtenu à l’Exposition de Saint-Louis (Amérique), en 1904, un Grand-Prix et sont les fournisseurs attitrés du Conservatoire, de l’Opéra, etc. En 1905, le jury de l’Exposition de Liége leur décerna un Grand-Prix. M. Caressa fut membre du jury des Expositions de Milan 1906, Londres 1908 et Bruxelles 1910. Il fut nommé, en 1910, chevalier de la Légion d’honneur.
3CARESSA & FRANÇAIS
4Luthiers du Conservatoire de Musique
5Paris 19
7CARON, xviiie siècle, luthier de la reine Marie-Antoinette, établi à Versailles, d’abord rue Royale, vers 1776, puis rue de Satory, vers 1785; le décacorde qui se voit au Musée du Conservatoire de Paris, décoré des initiales de la reine (2), porte son nom et la date de 1785. Les instruments de ce luthier, vernis d’une teinte brun foncé, sont d’assez bonne facture, les ff paraissent toutefois un peu larges. On connaît de ce luthier une très belle guitare-luth signée « Caron, luthier de la reine, à Versailles, 1784 », très pure de style et qui se voyait dans la collection de M. le baron de Léry.
9CARON, Luthier de la Reine,
10Rue Royale à Versailles, 1777
12(1) Voir ce nom.
13(2) Catalogue no 224, 1884.
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