Books › La lutherie lorraine et française depuis ses origines jusqu'à nos jours d'après les archives locales, 1912 › scan 132
Scan 132
La lutherie lorraine et française depuis ses origines jusqu'à nos jours d'après les archives locales, 1912
8 lines. Read by computer on 4 October 2026. No printed page number was found. See the scan on archive.org.
1éclisses très élevées, taille (violet) absolument dans les proportions de celle que possède Charles Bis à Danes, vernis rouge, que j’ai vue à Gand, en septembre 1869, se trouvait l’étiquette suivante imprimée : Robert Cotton à Rouen. J’ai acheté l’instrument en juillet 1873. » Il ne serait pas impossible que ce soit le « violet anglais » et que ce Robert Cotton soit un « Anglais (ou d’origine anglaise) qui ait le premier fabriqué ce genre de viole en France, d’où le nom de l’instrument ».
3COTY (Jean-Claude-Pierre DU), xviiiie siècle, luthier établi à Versailles vers 1780. Il signait ses instruments par une étiquette manuscrite. Ses violoncelles sont du modèle Stradivarius, bien coupés, d’un assez beau vernis rouge.
5Cousineau (Georges), xviiiie et xixe siècles. Luthier à Paris, rue des Poulies, vis-à-vis de la colonnade du Louvre, avait pour enseigne : « A la Victoire ». Son étiquette, très curieuse, mentionne qu’il faisait et vendait « harpes, lyres, violons, violoncelles, contrebasses, pardessus de viole, alto-viola, guitares, violes d’amour, mandolines, cistres et autres instruments de musique ». Sa femme gravait de la musique.
7Il fut aussi maître juré comptable de la Corporation en 1769. Une de ses contrebasses est au musée du Conservatoire de musique de Paris. Nous connaissons plusieurs altos, violons et archets de sa fabrication. En 1775, il s’adjoignit son fils Jacques-Georges, né à Paris, le 13 janvier 1760. C’est ce fils qui entra à l’Opéra, comme harpiste, en 1776, où il resta jusqu’en 1811, sans pour cela abandonner la maison et l’atelier de son père. Les instruments, faits pendant cette période, portent du reste tous la mention « Cousineau père et fils, luthiers de la Reine », témoin celle inscrite sur la table de la superbe harpe construite pour la reine Marie-Antoinette, ornée de ses armes, faisant partie de notre collection et qui figura dans le musée rétrospectif de 1900, à Paris. Cousineau père s’occupa aussi de la vente des pianos, notamment des pianos anglais. En 1781 il ajouta un second rang de pédales à ses harpes, procurant ainsi vingt et un demi-tons; ainsi qu’un système d’écho de son invention. Les altos de Cousineau ressemblent aux instruments d’Aegidius Klotz, sont de vernis brun grisâtre cuivré, marqués au feu, en haut du fond, à l’endroit du tasseau : « Cousineau père et fils, à Paris », en caractères romains. Dans l’inventaire de Bruni, relevé par M. Jules Gallay, nous remarquons la mention de plusieurs instruments de Cousineau, notamment : une harpe dorée
The computer misreads some letters and numbers. Where a name matters to you, read the scan.