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Scan 238
La lutherie lorraine et française depuis ses origines jusqu'à nos jours d'après les archives locales, 1912
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1Jacquot (Fernand), xixe siècle, luthier, fils de Étienne-Charles-Albert Jacquot et son élève, né à Nancy le 11 juillet 1884, dans la maison familiale du n° 19 de la rue Gambetta (1).
3Aussitôt ses études terminées, il fit pendant trois ans son apprentissage à Mirecourt chez MM. Frébinet et Mougenot-Gauché, puis le termina auprès de son père, qui l’initia à son art. Élève de M. Champnois, pour le violon, dont il avait commencé l’étude dès l’âge de six ans, il avait vu travailler son grand-père et son père, et témoigna dès ses jeunes années d’un goût passionné pour la lutherie. Réussissant également dans l’art de la réparation des anciens instruments, il obtint les moyens d’appliquer certaines observations faites dans la confection de violons neufs construits entièrement de sa main. Pour son premier début, le jury de l’Exposition internationale de Liége lui décerna en 1905 un diplôme de médaille d’or comme collaborateur de son père, dont il doit reprendre la maison par la suite.
5Jamin (Nicolas), luthier à Mirecourt, de 1744 à 1760 (exempté de contribution en cette dernière année à cause de sa pauvreté).
7Jardin (des). Voir Boissard.
9Jean-Claude (dit Saint-Jean), luthier à Mirecourt en 1768.
10Reg. des contribuables de Mirecourt.
12Jean (Frère), xviiie siècle, luthier parisien (2) qui était établi en 1667 dans la rue Saint-Martin, et dont une guitare, portant son nom, se trouve dans la collection du baron M. de Rothschild.
14Jeandel (Pierre-Napoléon), xixe siècle, luthier lorrain, né à Courcelles-sous-Vaudémont vers 1811, fut un des meilleurs élèves de Charotte à Mirecourt, qu’il quitta en 1835 pour terminer son apprentissage chez Charotte aîné à Rouen, dont il fut le successeur en 1836, associé d’abord avec Lucien Delau jusqu’en 1848. Jeandel resté seul quitta la maison établie au n° 36 rue Beauvoisine et s’installa quai de Paris, n° 51, mais, en 1878, peu fortuné et malade, il fut admis à l’hospice de Rouen où il mourut le 10 mai 1879. Sa lutherie a du mérite, le son
16(1) Ancienne rue de la Poissonnerie.
17(2) Constant Pierre, Recherches sur les anciens acteurs, p. 65.
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