Bow & Bridge Violin and bow makers, as the old books printed them

Scan 336

La lutherie lorraine et française depuis ses origines jusqu'à nos jours d'après les archives locales, 1912

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1Ignace Pleyel fabriqua d'abord des harpes à pédales et à crochets, du type usité à l'époque.
3Vers 1829, il accepta la collaboration du virtuose et mécanicien Dizi, ce qui lui permit de construire une nouvelle harpe à fourchettes et à double mouvement, qui pouvait rivaliser pour la puissance du son, l'ingéniosité et la robustesse du mécanisme, avec les harpes les plus réputées de France et d'Angleterre.
5La fabrication en fut continuée par son fils Camille Pieyel, mais il s'en désintéressa petit à petit, pour apporter tous ses soins au développement de la manufacture des pianos déjà célèbre en Europe. Son esprit très précis et très artiste avait jugé d'ailleurs que, tant que la harpe resterait asservie à l'incommode et bruyant jeu des pédales, nul progrès réel ne serait réalisable dans cet instrument.
7Il était donné à un de ses successeurs de résoudre d'une façon aussi parfaite que rationnelle ce grave problème, qui faisait écrire déjà, en 1840, à Naderman, le grand harpiste, professeur du Conservatoire de Paris et fabricant de harpes, ces lignes significatives :
9« Si l'on eût découvert le moyen d'ôter à la harpe ses pédales, en lui conservant les mêmes ressources et la même richesse, avec quelle chaleur eût été applaudie cette découverte? Rendue ainsi à toute sa perfection, la harpe ne serait-elle pas devenue le premier des instruments? »
11Si l'utilité d'une harpe chromatique sans pédales était déjà constatée autrefois, à plus forte raison est-elle devenue indispensable de nos jours, pour permettre à nos maîtres d'écrire en toute indépendance au gré de leur fantaisie, et répandre la lumière et les sonorités pittoresques sur l'ensemble polyphonique.
13Plumerel (Jean), facteur d'instruments et de violons à Mirecourt (et non Paris, comme le disent Vidal et L. Grillet, se basant sur une étiquette fausse et datée de 1740). Il figure en qualité de luthier à Mirecourt de 1727 à 1751. Lutherie moyenne, vernis jaune à l'alcool.
15Reg. des contribuables, Mirecourt.
17Plumerel (Charles), xixe siècle, luthier établi à Angers en 1822; en 1837, une étiquette imprimée à son nom indique qu'il habitait en cette ville au n° 4 de la rue Baudrière. C'est sans doute un des descendants du luthier Jean Plumerel, de Mirecourt.

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