Bow & Bridge Violin and bow makers, as the old books printed them

Scan 366

La lutherie lorraine et française depuis ses origines jusqu'à nos jours d'après les archives locales, 1912

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1SILVESTRE (Pierre), xixe siècle. Luthier distingué, naquit à Sommerville (Meurthe-et-Moselle), près Nancy, le 9 août 1801; il était fils de Pierre (Ier) Silvestre et petit-fils de Nicolas Silvestre, serrurier à Lunéville. Son père, Pierre (Ier), était, en 1790, moine bénédictin à Lunéville; il sortit de son monastère, se sécularisa et quelques années plus tard épousa Christine Baraban, de Sommerville, dont il eut quatre enfants. Vers 1804, il se fit professeur de belles lettres et ouvrit un petit collège à Saint-Nicolas-de-Port d'abord, puis à Vézelise et enfin à Mirecourt, où il mourut. Il avait eu deux fils : Pierre (II), qui, à la mort de son père, avait dix-sept ans, et Hippolyte, âgé alors de huit ans seulement; ces deux enfants, laissés sans grandes ressources, durent gagner leur vie et apprendre la lutherie, comme la plupart des gens de Mirecourt, ce qui, du reste, répondait parfaitement à leur goût. C'est donc à Mirecourt qu'ils apprirent leur état. Pierre II fit son apprentissage chez Blaise, dans cette ville, travailla ensuite à Paris chez Lupot et chez Gand père, qu'il quitta en 1829 pour s'établir à Lyon où son frère Hippolyte vint le rejoindre en 1831. Leur association dura jusqu'en 1848. Hippolyte se retira et laissa son frère Pierre (II) seul diriger la maison jusqu'en 1859, époque de la mort de ce dernier. Hippolyte revint alors à Lyon et continua seul à s'occuper de la lutherie.
3Pierre eut surtout la renommée d'un luthier de grand talent et ses instruments sont plus recherchés que ceux de son frère, tant par leur sonorité que par leur vernis et la délicatesse de la facture. Il se ressent des préceptes et des conseils de Lupot et de François Gand. C'est véritablement de la très belle lutherie qui fait honneur à l'art lorrain et français.

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