Bow & Bridge Violin and bow makers, as the old books printed them

Scan 60

La lutherie lorraine et française depuis ses origines jusqu'à nos jours d'après les archives locales, 1912

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1sait jusqu’ici pour être de souche parisienne, ou bien, comme les auteurs ignoraient son origine, on qualifiait Aldric de luthier de Paris. Or, les registres de l’état civil de Mirecourt nous révèlent que cette famille est en réalité originaire de Mirecourt.
3En effet, le 27 août 1721, Jean Aldric baptisa son fils Alexis, né en cette ville; le 12 septembre 1722, un second fils, Pierre, dont le parrain fut Pierre Ier Aldric; enfin, le 20 mars 1727, un troisième fils, nommé François-Antoine (1).
5Cela a son importance, puisqu’il s’agit dans ces naissances du père et de l’oncle d’Aldric, qui, plus tard, se fixa à Paris vers 1788 jusqu’à 1840, et que sa lutherie, très remarquable, constitue avec celle de Lupot la bonne école lorraine, qui devint l’école nationale française.
7Aldric s’inspira évidemment de l’étude des grands luthiers italiens.
8Son vernis, d’un ton rouge, est très beau, quoique un peu épais.
9C’était un luthier très habile et un réparateur excellent.
11ALDRIC (François-Antoine), né à Mirecourt le 20 mars 1727, fils de Jean, luthier à Mirecourt, marié à Charlotte Mougenot, eut un fils, Jean-François, qui devint le luthier célèbre, naquit et fut baptisé à Mirecourt le 28 avril 1765; détail important, inconnu jusqu’ici. François-Antoine eut aussi une fille, Marie, née et baptisée dans la même ville le 17 octobre 1772, et une autre fille, Anne, née et baptisée à Mirecourt le 10 septembre 1775.
13Mirecourt, Reg. de l’état civil.
15ALDRIC (Jean-François), petit-fils de Jean, fils de François-Antoine Aldric et de Charlotte Mougenot, un des bons luthiers français de la fin du xviiiie et de la moitié du xixe siècle. Sa famille, originaire de Mirecourt, y exerça la lutherie depuis le commencement du xviiiie siècle. Jean-François, le dernier luthier de ce nom, s’établit à Paris de 1788 jusqu’en 1840 environ; il fit de la lutherie très soignée. Ses modèles, inspirés principalement de ceux de Stradivarius et de Guarnerius, ont les voûtes assez plates; son vernis est bon, quoique un peu épais, et tire légèrement sur le rouge brun; la sonorité de ses instruments est remarquable. Son premier établissement, à Paris, était situé, en 1792, ainsi qu’une de ses étiquettes manuscrites nous l’indique, au n° 16 de la rue des Arcis; ensuite il le transféra au n° 30
17(1) Jean Aldric eut une fille, Anne, baptisée à Mirecourt le 20 décembre 1729.

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