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Scan 89
La lutherie lorraine et française depuis ses origines jusqu'à nos jours d'après les archives locales, 1912
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1C'est Auguste Darte, élève de J.-B. Vuillaume, qui fut son premier maître, dans sa ville natale, qu'il quitta pour s'adonner à la réparation chez Daniel, à Marseille, et entrer, quelque temps après, chez H.-C. Silvestre, à Lyon. Il demeura dans cet atelier de 1869 à 1876, époque à laquelle il fonda la maison qu'il dirige encore actuellement. Il épousa, à Lyon, le 26 février 1876, la fille d'un marchand d'instruments de musique, Mlle Adélaïde Jauthial, dont il eut deux filles, Louise et Antoinette.
3Les instruments de Paul-François Blanchard sont d'un vernis entièrement neuf, à l'huile, et inspirés des beaux modèles classiques de Stradivarius et de Joseph Guarnérius. Actuellement, il atteint presque le chiffre de six cents instruments de sa fabrication, sans compter ceux faits sous sa direction par ses ouvriers, dans son atelier et vernis par lui. On lui doit des reconstitutions de violes et des réparations très intéressantes.
5La série de ses étiquettes indique, dans les instruments qui lui sont personnels, la légende de Duiffoprucgar.
7Les principales récompenses obtenues par lui, dans les expositions, sont les suivantes :
9Paris, 1889 : médaille d'argent;
10Lyon, 1894 : grand prix;
11Paris, 1900 : médaille d'or.
13Paul-François Blanchard fut nommé luthier du Conservatoire national de Lyon et, le 1er mars 1902, reçut les palmes académiques. Sa maison est au n° 77 de la rue de la République.
15Fait par PAUL BLANCHARD
16(P. B.) à Lyon en 18
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