Scan 122
La musique en Lorraine: étude rétrospective d'après les archives locales, 1882
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1peut dire, si spirituels ! Que d’exactitude dans la représentation des instruments de musique qu’il met entre les mains de ses grotesques ou gobbi et de ses gueux !
3Il est permis de supposer que le maître du burin a vu les originaux qu’il a représentés, en accusant si bien leurs défauts physiques, et en leur imprimant le caractère si burlesque qui les distingue.
5Les musiciens que nous reproduisons devaient être ceux qu’il rencontrait dans ses voyages d’Italie, ou ceux qu’il voyait constamment en Lorraine.
7Afin de laisser à chacun de ces personnages la place qu’il doit occuper, les détails de chaque instrument seront exposés selon le rang que ceux-ci tiennent dans le classement adopté pour tous les chapitres.
9Charles IV avait été élevé à la cour de France, où le roi Louis XIII l’avait pris en grande affection. Pendant son règne, néanmoins, il s’allia constamment aux ennemis du royaume. Bien qu’il fût doué d’un grand courage et de réels talents militaires, son caractère inconstant, son goût pour les plaisirs et sa mauvaise foi dans l’observation des traités, attirèrent sur la Lorraine toutes les horreurs de la guerre, et le rendirent incapable d’opposer de sérieux obstacles à la politique habile mais peu scrupuleuse de Richelieu.
11On conçoit aisément qu’avec un tel monarque un peuple ait été malheureux.
13Pour comble d’infortune, une famine et une peste horribles sévirent de 1630 à 1637. Au lieu de chercher à soulager ses sujets et à reconquérir ses États, Charles IV donnait, en 1649, des fêtes brillantes à Bruxelles, dissipant les contributions énormes qu’il prélevait sur la Lorraine ; il vendait chèrement ses services au roi d’Espagne, qui finit par se méfier de lui, se fit assurer de sa
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