Bow & Bridge Violin and bow makers, as the old books printed them

Scan 125

La musique en Lorraine: étude rétrospective d'après les archives locales, 1882

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1suite des Gobbi de Callot, qui a été exécutée en Lorraine de 1622 à 1627. Cette assertion est prouvée, comme le dit M. Meaume¹, par Félibien, la mention : excudit Nancei l’indiquant clairement. Le personnage grotesque tenant l’instrument est coiffé d’un chapeau à larges bords, dont une des extrémités est déchirée. La viole, qu’il ne faut pas confondre avec le violon, n’est montée que de trois cordes. Les ouïes sont très longues ; le chevalet très près d’une petite barre tenant les chevilles, à la façon des boutons de guitare.
3L’archet courbé est encore semblable à celui du vitrail du xvᵉ siècle, à l’exception de l’extrémité supérieure, qui est relevée.
5C’est l’unique musicien de cette suite qui porte un sabre à ses côtés. Les joueurs de violon de ce temps avaient-ils donc seuls, comme les luthiers et les peintres, parmi les autres corporations, le droit de porter l’épée?
7Les maîtres de la musique de Charles IV furent très nombreux ; voici les noms des principaux : Germain Millier, 1657 ; Ganteze, qui reçut, en 1665, une somme de 200 francs, pour la nourriture des enfants de ladite musique. Ce Ganteze était certainement le maître de la musique de la chapelle, tandis que Nicolas Vinot, qui recevait 1,000 francs d’appointements annuels, était le maître de la musique de chambre, puisque leurs noms figurent simultanément sur les comptes des dépenses de la même année (1663) ; le premier reçut sa pension en 1666, pour se retirer en Provence.
9Il faut ajouter à ces noms celui de François Belle-sord, 1669.
11Les facteurs de violons, qu’on ne nommait pas encore
13¹. M. E. Meaume, Recherches sur la vie et les ouvrages de Jacques Callot, Paris. Renouard, MDCCCLX.

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