Scan 143
La musique en Lorraine: étude rétrospective d'après les archives locales, 1882
10 lines. Read by computer on 29 September 2026. No printed page number was found. See the scan on archive.org.
1CHAPITRE V.
3Mais le cinquième arc de triomphe est celui qui paraît le plus intéressant; la figure 29 indique les principaux sujets qui se trouvaient sur un balcon le surmontant. On lit au milieu des inscriptions latines à la louange du prince : Quæ tali Phæbo; spirante canemus; et plus bas : Tito Lothareno; à gauche : En applaudit Amor plausus quis gratior illis; à droite : O quam dulce melos; talis dicum musicus adstat.
5Les personnages placés sur le balcon figurent les neuf Muses, tenant chacune un instrument de musique différent et portant un costume approprié au sujet, selon le goût du temps.
7Afin de les décrire, commençons par la gauche. La flûte, le violon avec costume antique, la trompette que le troisième personnage élève en l’air; le luth, tenu par une femme costumée en Indienne¹. Au milieu, un semblable instrument dont on voit le fond bombé comme celui de la mandoline, est placé sur le bord du balcon. Une personne, coiffée de panaches, semble chanter, en suivant une mélodie écrite sur une page de musique qu’elle tient entre les mains. Ce cahier de musique, intitulé le Chant des Muses, existait encore à la bibliothèque du Musée lorrain, mais il fut malheureusement détruit lors de l’incendie de 1871; nous venons, cependant, d’en découvrir un exemplaire qu’il est utile de placer ici (fig. 30). M. Albert Jessel, maître de chapelle à la cathédrale de Nancy, a bien voulu mettre en partition, pour notre ouvrage, le dit chant; nous le donnons à la suite de l’original (fig. 31).
9¹. Le luth ou éoud est originaire des Indes.
The computer misreads some letters and numbers. Where a name matters to you, read the scan.