Scan 19
La musique en Lorraine: étude rétrospective d'après les archives locales, 1882
8 lines. Read by computer on 29 September 2026. No printed page number was found. See the scan on archive.org.
1domestique aux siècles passés, pour se représenter le faste des maisons ducales et des grandes seigneuries; pour comprendre en quoi il différait essentiellement du luxe déployé aujourd'hui par les détenteurs du pouvoir et de la fortune.
3Ce qui frappe surtout, dans ces tableaux d'intérieur, c'est moins le contraste né de l'opposition des usages, du progrès et du bien-être moderne, que la variété et la profusion des éléments qui composaient, soit l'existence d'une grande famille, soit le personnel d'une maison princière; et c'est justement dans la coexistence de ces éléments aujourd'hui disséminés que l'on trouve l'origine du patronage et de l'influence exercés sur les artistes.
5On a fait remonter au règne de nos premiers rois chrétiens la protection accordée aux chanteurs et aux instrumentistes, auxiliaires du clergé dans la célébration du service divin; ils occupent, dès cette époque, une position privilégiée dans la maison du prince. Bientôt, le développement de la musique sacrée amènera la formation des corps de musique, complément de l'organisation des grandes seigneuries.
7A dater du xiii° siècle, ces corps de musique sont régularisés et ordonnancés sur les comptes des princes : « Il peut y avoir licitement,—dit Jacques II, roi de Maïorque, dans une constitution de l'année 1337, où il réglemente le nombre des musiciens attachés à sa personne — il peut y avoir licitement, ainsi que nous l'apprend l'antiquité, des mimes ou jongleurs dans les maisons des princes, vu que leur office fait naître la joie que les princes doivent rechercher par-dessus tout, et maintenir
The computer misreads some letters and numbers. Where a name matters to you, read the scan.