Scan 76
La musique en Lorraine: étude rétrospective d'après les archives locales, 1882
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1LA MUSIQUE EN LORRAINE.
3En 1530, trois francs sont payés à « Jehan l'orfèvre pour rabiller la trompe de Monseigneur ».
5A l'issue du festin, pour annoncer que l'assemblée quittait la table, on agitait des sonnettes : « Aux batteurs de sonnettes après souper en salle »¹.
7On désignait aussi bien par le nom de chanteurs les chantres de la chapelle que ceux qui faisaient partie de la musique de la chambre.
9En 1509, « à ung chantre qui a chanté devant Monseigneur ».
11En 1510, François Gennetel, dit le Messin, est « chantre en la chapelle ».
13Il paraît que ces artistes étaient altérés, après l'exécution de leurs chants :
15« A Pierrequin, chantre, deux florins, que Monseigneur luy a donnés et à ung de ses compagnons, chanteur, pour boire. »
17La dénomination était différente pour les femmes :
191510. « A Colette, chanteresse, pour avoir chanté en la présence de Monseigneur, à Lyon.
21Une curieuse coutume existait à la cour de Lorraine, ou du moins à la collégiale Saint-Georges : le jour de la Sainte-Cécile, on faisait une distribution de « petits pastelz aux enfants de cueur de Saint-Georges² ». Ce devait être singulier de voir accourir cette foule d'enfants, avec leurs costumes de couleurs éclatantes, se pressant pour avoir leur part du régal annoncé.
23Autre temps, autres mœurs.
25Messire Girard Maillette était chantre et vicaire en 1514 ; il mourut en 1525.
27Pierrequin de Thérache, dont nous avons déjà parlé
29¹. Archives, B. 1016.
30². Ibid. B. 1018.
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