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Scan 31
Le musee du Conservatoire national de musique : catalogue descriptif et raisonne, 1884
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1est un instrument monté de quatre cordes qui s’accordent par quintes : sol (corde filée), ré, la, mi (cordes de boyau.) Il a une étendue de trois octaves et une sixte en notes naturelles (du sol au-dessous des lignes de la clef de sol jusqu’au mi suraigu) et de quatre octaves et une tierce avec les sons harmoniques (du sol jusqu’au si suraigu).
3Les origines du violon sont encore assez obscures; mais le nom et l’usage de cet instrument étaient déjà répandus en France dès 1550. Tout le monde sait que les luthiers italiens sont ceux qui ont le plus contribué à perfectionner le violon. Gaspard de Salo et Maggini ont rendu célèbre la lutherie de Brescia, qui compte parmi ses plus anciens et meilleurs maîtres J. Kerlino, Dardelli, Duiffoprugcar, Linarolli, Zanetto, Morella et Pézard.
5Le renom d’excellence dont jouissent les instruments de Crémone est dû aux Amati, qui vinrent s’établir dans cette ville et comptèrent de nombreux disciples. Citons parmi les représentants de cette école : Cappa, P. Grancino et Franc. Rugger (qu’il ne faut pas confondre avec J.-B. Rugger, de Brescia), tous les trois élèves de Nicolas Amati; nommons ensuite Ant. Stradivarius et Jos.-Ant. Guarnerius (cousin germain de Joseph et neveu d’André Guarnerius), qui surpassèrent les Amati et eurent pour élèves ou pour émules Ch. Bergonzi, Dom. Montagnana, Alex. Gagliano, L. Guadagnini, Storioni et autres maîtres d’un moindre talent.
7L’ancienne école de Paris est représentée par Médard et Panormo, disciples de Stradivarius, Nic. Bertrand, Jacq. Boquay, Cl. Pierray, L. Guersan, Chappuy, Renaudin et Fent. Au nombre de ceux qui ont mis en faveur au dix-neuvième siècle la lutherie française, nous mentionnerons seulement : Pique, Nicolas Lupot, Gand, Chanot et J.-B. Vuillaume.
9Des nombreux luthiers allemands, hollandais ou flamands, nous ne nommerons que Hans Frey, beau-père d’Albert Durer, Albani, Jacobus Stainer, chef de l’école tyrolienne, Matthias Kloz et ses fils; Jacobs, d’Amsterdam, l’habile imitateur d’Amati; Tielke, Bachmann, Griesser, Martin Hoffmann; Rombouts, d’Amsterdam; Ambr. de Comble, de Tournay, élève de Stradivarius; Jauch et Otto.
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