Bow & Bridge Violin and bow makers, as the old books printed them

Scan 121

Les ancêtres du violon et du violoncelle: les luthiers et les fabricants d'archets, vol. 1, 1901

17 lines. Read by computer on 29 September 2026. No printed page number was found. See the scan on archive.org.

1n’en est pas moins du XIIIe siècle1 et l’auteur a bien écrit :
3Et pent à son col la vièle.
5Or, une seule vièle à archet se jouait de cette manière, c’était la rote, et il nous paraît peu probable que l’élégant Gérard se soit présenté avec un instrument presque aussi grand que notre violoncelle, pendu à son cou et appuyé contre son ventre, dont le moindre inconvénient aurait été de le masquer presque complètement. Il nous semble plus logique d’admettre que l’auteur s’est servi du mot vièle parce qu’il était plus répandu.
7Un exemple du même genre se trouve dans un manuscrit du XVe siècle, qui a pour titre Le Pèlerinage de la vie humaine. Une des vignettes représente un ménestrel jouant de la vielle à roue, et le texte dit :
9Assés près de ce chasteau esloit
10Qu’avoic ouy qui vielloit
11D’une vielle avec son chant.
13Du reste, les poètes modernes agissent de même et ne se préoccupent pas toujours de la vérité. Dans Mignon, d’Ambroise Thomas, au premier acte, avant le charmant duo des Hirondelles, Mignon dit à Lothario : « Donne-moi ton luth », et celui-ci lui passe tranquillement une petite harpe. De sorte que si, dans deux ou trois cents ans, on fait des commentaires d’après un dessin représentant cette scène, on pourra dire qu’au XIXe siècle le luth était une harpe.
15de Guillaume III, marié depuis l’an 1208 à Simon de Dammartin, comte d’Aumale, puis en secondes noces, l’an 1213, à Mathieu de Montmorency, sire d’Athichy. Ce roman fut traduit en prose au XVIe siècle par un anonyme, qui dédia sa version à Charles Ier, comte de Nevers, de Rhetel, baron de Donzy, qui, Agé d’un an hérita, en 1415, des états de Philippe II, son père, sous la tutelle de Bonne d’Artois, sa mère, remariée ensuite, en 1421, à Philippe le Bon, duc de Bourgogne. C’est aux ordres de ce dernier prince que nous devons l’exécution du superbe et unique manuscrit qui nous en reste.
161. « Cet ouvrage, écrit en vers, paraît avoir été publié vers l’an 1230. L’auteur ne dit pas s’il l’a traduit du latin. » Roquefort, État, etc., p. 165.

The computer misreads some letters and numbers. Where a name matters to you, read the scan.