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Scan 157
Les ancêtres du violon et du violoncelle: les luthiers et les fabricants d'archets, vol. 1, 1901
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1un instrument qui se joue avec les mains. » Par ces derniers mots : « avec les mains », il veut sans doute dire qu’on ne se servait pas du plectre.
3En parlant du psaltérion, le même auteur écrit encore ceci dans son ouvrage sur les psaumes allemands : « Les musiciens et les joueurs ambulants l’ont adapté à leur métier, en lui donnant une forme plus commode, en y ajoutant plusieurs cordes, et en changeant cet attribut triangulaire, emblème de la trinité. »
5Kastner cite des passages de deux manuscrits se rapportant à une rote pincée¹, et dit :
7« Le nom de rote s’est appliqué tour à tour, et parfois concurremment, à deux instruments à cordes de nature différente, dont l’un était l’auxiliaire de la vielle ou viole, l’autre celui de la harpe ou du psaltérion². »
9Fétis n’est pas du même avis, et comme il ne peut tolérer que l’on ait une autre opinion que la sienne, il fulmine contre Bottée de Toulmont, Coussemaker et Kastner, auxquels il adresse des aménilés de ce genre : « L’érudition de Bottée de Toulmont est en défaut. » — « M. Coussemaker, fidèle à son système d’emprunt, sans citer ceux qu’il copie, n’a pas la prudence conjecturale de son prédécesseur. » — « Je ne puis admettre non plus l’opinion de l’érudit M. Georges Kastner, que le nom de rote s’appliquait à deux instruments de nature différente, dont un aurait été joué avec l’archet, et l’autre en pinçant les cordes. Je ne connais pas un seul texte qui justifie cette conjecture³. »
11Il appuie ses affirmations sur deux textes où il est incontestablement question d’une rote pincée.
13Le premier est un passage du commentaire de Notker
15¹. Le premier de ces manuscrits date du xiiiè siècle, il contenait le traité d’Alain de l’Isle (De plantâ naturâ), et appartenait à M. de Reiffenberg, à l’époque où Kastner écrivait. Le deuxième est un manuscrit de Munich, qui a été cité par Schneller.
16². Ouvrage déjà cité.
17³. Antoine Stradivari, p. 29 et 30.
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