Books › Les ancêtres du violon et du violoncelle: les luthiers et les fabricants d'archets, vol. 1, 1901 › scan 160
Scan 160
Les ancêtres du violon et du violoncelle: les luthiers et les fabricants d'archets, vol. 1, 1901
8 lines. Read by computer on 29 September 2026. No printed page number was found. See the scan on archive.org.
1un exemple de vièle à archet. Cette rote, que Fétis appelle une rubebbe¹, est jouée par un personnage couronné qui la tient entre ses jambes. Son manche est complètement dégagé du corps sonore. On ne peut y voir, dans l'état actuel, ni les ouïes, ni les cordes, ni aucun des accessoires, mais on y remarque de légères échan-crures sur les côtés de la cuisse pour le passage de l'archet.
3La rote est, en effet, la première de toutes les vièles sur laquelle des échan-crures ont été pratiquées. Comme l'instrument était assez grand, et, par conséquent, large en proportion, le jeu de l'archet y devenait plus difficile que sur les vièles plus petites. A cause de la largeur de sa caisse de résonance, il aurait fallu un chevalet excessivement élevé pour permettre à l'archet d'atteindre toutes les cordes sans frotter en même temps sur les bords de la table; c'est pour obvier à cet inconvénient que l'on fut obligé de la rétrécir au milieu.
5Un bas-relief en marbre, de la fin du XIIe siècle, qui est au musée de Cologne, représente un musicien jouant aussi d'une rote à archet. De forme élégante, avec des échan-crures et deux ouïes assez larges, elle est tenue appuyée
7¹. Parlant du chapiteau de Boscherville, Fétis dit : « On y voit la rubebbe à deux cordes, tenue entre les jambes du personnage qui en joue avec un archet. » Histoire générale de la musique, t. IV, p. 504.
The computer misreads some letters and numbers. Where a name matters to you, read the scan.