Scan 104
Les facteurs d'instruments de musique: les luthiers et la facture …, 1893
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1Nommer Louis Guersan, c'est repéter un nom bien connu des amateurs, par la quantité d'instruments qui existent. On ne sait exactement à quelle époque ce luthier commença à travailler, mais nous avons la certitude qu'il exerça au moins de 1730 à 1769. Nous avons vu des étiquettes de 1730 et 1735, un violoncelle de 1740 et un violon de 1744, passèrent à la vente Vidal en 1868, un quinton de 1746 appartint à M. Loup, deux pardessus de viole à 5 cordes, de 1747, sont au Conservatoire (n° 140, 141) avec un autre de 1751 (n° 142), et un à 6 cordes, de 1755 (n° 145); de plus un quinton de 1763 était dans la collection Samary. Après avoir été comptable en 1748, Guersan fut doyen en 1769, époque où il habitait rue des Fossés-St-Germain. Sa grande habileté lui valut d'être fournisseur du Dauphin et de l'Opéra. Une pièce qui nous a été d'une grande utilité pour notre Histoire de l'orchestre de l'Opéra et que nul n'a reproduit encore, est restée aux archives de ce théâtre; c'est le mémoire de réparations que Guersan fit à « la contrebasse de l'Opéra, lesdites réparations demandées par M. Rameau pour l'opéra de Zoroastre et commandées par M. Rebel, suivant les ordres qu'il en avait reçus de M. le prévost des marchands, le 16 décembre 1749 », ce qui prouve péremptoirement qu'il n'existait encore à cette époque, qu'une seule contrebasse à l'orchestre; ce que confirme un autre mémoire du 25 septembre 1750, où il est écrit: « avoir remonté la contrebasse à neuf….. 15 livres. » one of two readings
2Nommer Louis Guersan, c'est repéter un nom bien connu des amateurs, par la quantité d'instruments qui existent. On ne sait exactement à quelle époque ce luthier commença à travailler, mais nous avons la certitude qu'il exerça au moins de 1730 à 1769. Nous avons vu des étiquettes de 1730 et 1735, un violoncelle de 1740 et un violon de 1744, passèrent à la vente Vidal en 1868, un quinton de 1746 appartient à M. Loup, deux pardessus de viole à 5 cordes, de 1747, sont au Conservatoire (n° 140, 141) avec un autre de 1751 (n° 142), et un à 6 cordes, de 1755 (n° 145); de plus un quinton de 1763 était dans la collection Samary. Après avoir été comptable en 1748, Guersan fut doyen en 1769, époque où il habitait rue des Fossés-St-Germain. Sa grande habileté lui valut d'être fournisseur du Dauphin et de l'Opéra. Une pièce qui nous a été d'une grande utilité pour notre Histoire de l'orchestre de l'Opéra et que nul n'a reproduit encore, est restée aux archives de ce théâtre; c'est le mémoire de réparations que Guersan fit à « la contrebasse de l'Opéra, lesdites réparations demandées par M. Rameau pour l'opéra de Zoroastre et commandées par M. Rebel, suivant les ordres qu'il en avait reçus de M. le prévost des marchands, le 16 décembre 1749 », ce qui prouve péremptoirement qu'il n'existait encore à cette époque, qu'une seule contrebasse à l'orchestre; ce que confirme un autre mémoire du 25 septembre 1750, où il est écrit: « avoir remonté la contrebasse à neuf….. 15 livres. » one of two readings
4Pierre et Jean Louvet furent aussi parmi les luthiers estimés; le premier, Pierre, occupa les
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