Scan 107
Les facteurs d'instruments de musique: les luthiers et la facture …, 1893
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1exerça les fonctions de juré-comptable de la communauté de 1766 à 1767.
3Un violon et un pardessus de viole de 1755 trouvés chez des émigrés en l'an III, sont les plus anciens instruments connus de Socquet (Louis ?) qui avait cette pompeuse enseigne « Au Génie de l'Harmonie » ; des étiquettes de 1765, 1771 et l'alto de 1769, mentionné par Bruni, témoignent de son existence jusqu'à la période 1775-79 où les almanachs signalent encore sa présence, place du Louvre. Edmond Sauzier résidait à Bordeaux en 1764, ainsi que l'indique une étiquette de violon, mais en 1770, il était installé à Paris, rue Tiquetonne (Journal de musique), d'où il alla rue des Prouvaires (1775-83) ; il fit surtout des guitares (Alm. Dauphin, 1777), on en trouva une chez lord Kerry le 13 brumaire an III, et l'on a pu voir à l'exposition rétrospective de 1889, une mandoline alto de 1780, prêlée par M. Bernardel. François Lejeune, rue de la Juiverie, acquit une certaine renommée ; les spécimens de sa facture qui nous sont parvenus, sont au nombre de cinq : un violon de 1754 (Conservatoire. classes), un pardessus de viole de 1755 (Item, musée, n° 144), un autre de 1757 (Exp. rétrosp. belge, 1878), un alto de la même année (vente d'Emonville) et une pochette sans date (collection Savoye) ; ce luthier qui existait encore en 1783 fut aussi comptable en 1764, une étiquette de 1750 nous apprend qu'il avait pour enseigne « A la Harpe royale » ; il eut de nombreux homonymes, ce qui ne laisse pas quelquefois que d'embarrasser.
5Quand nous aurons signalé Paul-François Grosse,
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