Scan 129
Les facteurs d'instruments de musique: les luthiers et la facture …, 1893
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1Benoist Fletté ou Hetté n’a pas laissé trace de son exercice, on sait seulement qu’il fut comptable en 1763 ; Le Lièvre avait fait en 1760 le violon mis en réserve par Bruni ; et récemment on en a signalé un de 1754 ; son nom figure avec l’adresse : rue des Nonaindières sur la Vielleuse habile, publiée par J.-F. Bouin (entre 1761 et 71), ainsi que sur les almanachs de 1775 à 1779 ; Leclerc, logé aux Quinze-Vingts, s’occupa beaucoup de raccommodages, nous avons vu de lui des étiquettes de 1761, 1768 et 1777 ; Gérard J. Delplanque, luthier lillois, a laissé quelques beaux spécimens de sa fabrication : une pandore de 1766 (à Bruxelles), un pardessus de viole à 5 cordes de la même année (Exp. rétrosp. belge 1878), un cistre de 1768 (Cons., no 255), un autre de 1775 (Bruxelles) et un troisième de 1777 (coll. Samary) La guitare en écaille avec incrustations nacre et marqueterie d’ivoire (1775), acquise récemment par le Conservatoire, est d’une exécution magnifique. Établi en premier lieu « marché aux poulets, près le marché aux poissons » à Lille, ce luthier transféra son atelier peu après (vers 1766) « grande chaussée, au coin de celle des Dominicains ».
3D’Antoine Saint-Paul, juré-comptable en 1768, il n’est resté aucun instrument ; A. Vidal cite un pardessus de viole de l’année 1772 ; pourtant nous suivons ce luthier depuis 1775 jusqu’en 1789 ; il était beau-fils et successeur de Guersan ainsi que l’indique son prospectus :
5Au luth royal, rue des Fossés-Saint-Germain-des-Prés
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