Scan 168
Les facteurs d'instruments de musique: les luthiers et la facture …, 1893
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1C'est dans la facture des instruments à vent qu'il y a le moins de mouvement. Martin Lot paraît avoir succédé à Gilles Lot, car il est indiqué de 1775 à 1783, comme celui-ci l'était précédemment : cour conventuelle de l'abbaye St-Germain, cependant il ne marqua pas, comme lui, ses instruments d'une étoile au-dessus du nom, il la mit après l'initiale de son prénom. On ne connaît qu'une flûte à une seule clé de ce facteur et une clarinette à 5 clés (deux en haut, trois en bas), appartenant au Conservatoire. J. Deschamps, malgré une quinzaine d'années d'exercice (rue de l'Arbre-Sec, 1775-89), n'a guère fait parler de lui. En 1783, apparaissent Jean-Jacques Tortochot (1783-85, rue du Four) sur lequel on ne sait rien ; ainsi que M. Amlingue et D. Porthaux, qui ont tenu une bonne place dans leur spécialité. Michel Amlingue dut s'établir vers 1782, rue du Chantre ; il fournissait la musique des gardes françaises et les nombreuses musiques militaires qui furent créées depuis 1790, lui donnèrent certainement beaucoup d'occupation, car rien n'est moins rare aujourd'hui que les clarinettes en buis à son nom. Amlingue cessa de fabriquer vers 1826. Les instruments de Dominique Porthaux sont au contraire des plus rares et malgré la réputation dont il jouit en son temps, laquelle lui avait valu le titre de facteur ordinaire de la musique du roi et des musiques militaires, son nom était tombé depuis longtemps dans l'oubli lorsque nous publiâmes dans la Musique des Familles du 2 déc. 1886 (Notes inédites pour servir à l'histoire de la facture instrumentale, p. 51), une
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