Scan 192
Les facteurs d'instruments de musique: les luthiers et la facture …, 1893
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1portait. Mais P. ERARD ne put assister au nouveau triomphe qui l’attendait ; il mourut au château de la Muette, le 16 août 1855 avant la clôture de l’exposition.
3P. ERARD disparu, sa veuve secondée par son beau-frère M. Schœffer conserva la maison dont la prospérité allait toujours croissant. À la mort de ce dernier (27 janvier 1873), qui avait été nommé chevalier de la Légion d’honneur à l’occasion de l’exposition de 1867 où la maison ERARD était hors concours, c’est à M. Albert-Louis Blondel que Mme ERARD confia l’administration de sa manufacture, dont il a l’entièr direction depuis le 13 octobre 1889, date de la mort de cette dernière. Dans l’état de perfection auquel S. et P. ERARD avaient porté les instruments, il est difficile à leurs successseurs d’ajouter beaucoup à leurs travaux. Ils ne restent pas néanmoins inactifs, et en continuant d’assurer le développement et la supériorité de la maison, ils se préoccupent toujours des moyens d’améliorer la fabrication. Le dernier perfectionnement important date de 1880 ; il consiste dans une nouvelle disposition de la pédale douce du piano droit. L’ancien système à languette de feutre s’interposant entre les marteaux et les cordes, est d’un maniement difficile pour les personnes peu exercées, et le système avec déplacement des marteaux de droite à gauche, fatigue le mécanisme et produit une usure inégale des feutres qui les garnissent. Le nouveau système n’a aucun de ces inconvénients, la diminution d’intensité du son s’obtenant par le rapprochement des marteaux qui
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