Scan 196
Les facteurs d'instruments de musique: les luthiers et la facture …, 1893
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1tion du piano de façon à lui donner une résistance proportionnée à l'effort plus grand.
3Deux ans après (1827), la maison Pleyel qui n'avait encore participé à aucune exposition, remporta son premier succès : une médaille d'or lui fut accordée pour ses diverses inventions et pour un piano à queue à trois cordes, qui parut « égal aux meilleurs pianos anglais ». L'année suivante, C. Pleyel fit breveter un système de sommier dit prolongé, puis un système de placage à contre-fil pour les tables d'harmonie (1830) et divers autres perfectionnements parmi lesquels un mécanisme permettant d'obtenir plusieurs sons simultanément (1844). Dans l'intervalle, C. Pleyel avait obtenu une nouvelle médaille d'or et la croix de la Légion d'honneur (1834). Parmi les instruments exposés étaient un piano à queue de 7 octaves à cadre en fer fondu et un grand pianino à 2 cordes dont la disposition verticale des cordes et la mécanique différaient des pianos « appelés droits » importés en France par I. Pleyel en 1830. En 1839 et 1844, autres médailles d'or ; enfin, une médaille d'honneur fut attribuée à sa maison en 1855, mais comme P. Erard, il ne put jouir de ce dernier succès, la mort les ayant frappé tous deux la même année avant la distribution des récompenses. C. Pleyelmourut le 4 mai 1855, vingt-quatre ans après son père, décédé le 14 novembre 1831, année même même où mourut Seb. Erard qui le précédait de sept mois dans la tombe. C'est par une coïncidence particulière que les deux fondateurs des deux plus célèbres manufactures de pianos
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