Scan 202
Les facteurs d'instruments de musique: les luthiers et la facture …, 1893
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1où il n'avait obtenu qu'une mention, sa maison avait pris, en 1844, un grand développement : il faisait à cette époque 400 pianos par an, et leur valeur artistique était fort appréciée ; le jury lui décerna une médaille d'or pour ses petits pianos à queue, ses pianos carrés à 2 et 3 cordes et son piano droit à cordes obliques, classés au premier rang. H. HERZ partit alors à l'étranger où il donna une fructueuse série de concerts de 1845 à 1851. Pendant son absence, un brevet fut pris à son nom pour des instruments dont la mécanique reposait sur le parquet du clavier (1849). L'exposition de Londres, en 1851, ne lui valut qu'une mention, mais à Paris, en 1855, il mérita une médaille d'honneur. À dater de ce moment, la manufacture de H. HERZ fit de rapides et incessants progrès. Si elle a longtemps végété, elle s'est élevée tout à coup au rang des premières maisons de Paris. À Londres, en 1862, le jury reconnut : « la perfection de toutes les parties de ses pianos, la puissance, l'égalité et la pureté de son, ainsi que la précision du mécanisme et la souplesse du clavier. » Hors concours en 1867, en raison de sa qualité d'expert, HERZ prit part au tournoi artistique de 1878 et obtint un rappel de médaille d'or avec mention élogieuse. Bien loin était le temps où l'on louait la salle de concert édifiée par ce pianiste-facteur, rue de la Victoire, avec condition de n'être pas obligé de jouer ses instruments. Agé de 86 ans, H. HERZ mourut le 5 janv. 1888. Il était né à Vienne (Autriche), et avait fait ses études au Conservatoire de Paris où il remporta un 1er prix de piano
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