Bow & Bridge Violin and bow makers, as the old books printed them

Scan 228

Les facteurs d'instruments de musique: les luthiers et la facture …, 1893

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1n'avons encore rien dit des manufactures édifiées en province, aujourd'hui peu nombreuses et peu prospères, mais qui un moment furent redoutables pour la capitale, au point de vue de l'exportation.
3Boisselot (Jean-Louis), né en 1785, fut certainement bien avisé lorsqu'il choisit Marseille pour y établir sa fabrique en 1830. Aux portes de l'Italie, où il exporta largement, et à proximité des quais d'embarquement pour les diverses contrées du monde, il avait des débouchés plus faciles et moins coûteux que ses confrères parisiens. Sa situation devint rapidement prospère; ayant débuté avec deux ouvriers, quatre ans après il était en état de fournir 150 pianos par an, et en 1839, avec 70 ouvriers, il en livrait de 2 à 300 à la consommation, chiffre qui s'accrut considérablement par la suite. D'ingénieuses innovations sont dues à ce facteur, entre autres le piano cledi-harmonique (1839), lequel permettait de monter 2 cordes à la fois, à l'unisson parfait, de supprimer la cheville ordinaire remplacée par une vis sans fin et de substituer au nœud ordinaire de la corde, une cheville d'attache à vis de pression; la mécanique à fourche (1840); le piano à double son (1843) dont les marteaux frappaient à volonté 5 cordes, trois à l'unisson et deux à l'octave haute; le piano planicorde dans lequel les cordes étaient remplacées par des lames d'acier. Ces recherches ne lui faisaient pas négliger la fabrication courante. Après avoir eu une mention honorable en 1834 et une médaille d'argent en 1839, Boisselot obtint une méd. d'or en 1844 pour un piano à queue placé au premier rang et un petit piano de même forme mis au second

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