Scan 232
Les facteurs d'instruments de musique: les luthiers et la facture …, 1893
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1naise, il compte aujourd'hui un concurrent sérieux, M. Baruth, qui présenta en 1878 des pianos droits d'un travail soigné, à sons homogènes (méd. de bronze), et obtint une médaille d'argent en 1889.
3De Lyon, franchissons les 280 kilomètres qui nous séparent de la ville de Nîmes, pour donner un souvenir à Pol-Louis qui, en 1854, imagina, pour éviter les ruptures occasionnées par la tension et la distension des cordes lors de l'accord, d'employer la pression angulaire au moyen d'une cheville à vis, dont l'effet fut de rendre la corde sensible au moindre effort (méd. de 2e classe, 1855). Mieux que ce succès éphémère, le piano qui est au musée Kraus à Florence, conservera le nom de l'ingénieux facteur nîmois, qui a aussi tenté de donner à la table d'harmonie du piano, la forme de celle du violon (1854). Une mention fut accordée en 1855 à deux autres facteurs de Nîmes : Maury et Dumas.
5Suivons maintenant le cours capricieux de la Loire et arrivons à Orléans, où était établi J. Ch. Loddé qui se distingua en 1854, par quelques perfectionnements et par l'adjonction au piano droit, d'un clavier de pédales de 27 notes, faisant vibrer des cordes indépendantes de celles du clavier à mains, aussi récompensé d'une médaille de 2e classe en 1855. En 1878, Louis Loddé lui avait succédé. A Nantes, nous trouvons J. Lété marchand de pianos dès 1827, devenu fabricant en 1847. Les succès régionaux lui suffirent, mais M. L. Didion, son successeur depuis 1871, fut plus ambitieux et la chance le favorisa d'une médaille d'argent en 1878, et, en 1889, il fit partie du jury en qualité d'ex-
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