Scan 254
Les facteurs d'instruments de musique: les luthiers et la facture …, 1893
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1bassistes, il veut seulement pourvoir à leur défaut dans les petites villes, ou au peu d’habileté de quelques-uns. A l’église, à la société philharmonique, au salon, à l’école même, la contrebasse à clavier a sa place indiquée, et qui sait si elle n’apporte pas aux professionnels un moyen facile d’être à la hauteur de la virtuosité qui se rencontre de plus en plus dans les compositions nouvelles, et au compositeur, un surcroît de ressources ? Le clavier de M. Duvivier comporte 35 ou 38 notes ; il est applicable aux contrebasses à 3 cordes en sol ou en mi ; un spécimen de ce curieux instrument est visible chez M. Cœrpitel à Paris.
3C’est encore à des facteurs français qu’appartient la constitution d’un nouvel instrument de musique au moyen de l’anche libre, connue de longue date, mais dont on n’avait tiré aucun parti utile ; nous avons nommé l’orgue expressif qui donna naissance à l’harmonium.
5Gab.-Jos. Grenié (né à Bordeaux, en 1756 ou 1762) n’a jamais réclamé autre chose que la paternité de l’application de l’anche libre, c’est-à-dire de l’orgue expressif et non l’invention des lames vibrantes, qui ont d’ailleurs leur origine et leur principe dans la vulgaire guimbarde. Dès 1798, ainsi que l’a constaté Fétis, Grenié avait fait en présence du Comité d’enseignement du Conservatoire, des essais de comparaison entre des tuyaux à anche battante et à anche libre¹, mais ce n’est qu’en 1810 que le problème
7¹ Biogr. univ. des musiciens, t. IV, p. 100, note 1.
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