Scan 258
Les facteurs d'instruments de musique: les luthiers et la facture …, 1893
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1mise en vibration immédiate, que l’air seul ne produisait qu’avec un léger retard (1841). En même temps Martin trouva l’expression par la touche, au moyen d’un système de soupapes ouvrant graduellement des trous pratiqués au sommier de l’anche, de façon à donner à chacun une nuance différente de son sans altération de la justesse. D’autres innovations, non moins précieuses, furent apportées l’année suivante à la construction des orgues expressifs par Martin (1842) : le prolongement du son produit par l’adjonction d’un petit soufflet retardant légèrement le retour de la soupape, de façon à soutenir les sons quelques instants après l’abandon des touches, comme cela a lieu avec la grande pédale du piano, effet que dans les orgues de Martin on obtenait par l’action de genouillères ; la modification de la forme de l’anche, établie de telle sorte que l’air vibrant soit soutenu sur les côtés, sans qu’il puisse se répandre par derrière, dans le but d’obtenir des sons plus forts et plus harmonieux ; l’imitation du timbre du hautbois, du cor anglais et du basson, par l’application de baudruche sur les chassis, cercles ou ouvertures, à l’instar du vulgaire mirliton. Ces innovations valurent à Martin une médaille de bronze en 1844, « l’instan- néité n’ayant jamais été obtenue dans aucun instrument de ce genre », disait le rapport. Tous ces perfectionnements et quelques autres se trouvaient réunis dans les instruments que Martin exposa en 1844, savoir : la percussion à tous les jeux, les genouillères pour le prolongement des sons (donnant à volonté la sonorité de la corde ou l’harmonie sou-
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