Scan 265
Les facteurs d'instruments de musique: les luthiers et la facture …, 1893
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1sons prolongés à l’aide de genouillères et à cordes vibrantes. Ne se contentant pas de ses inventions, Alexandre achetait le droit d’exploitation de tous les perfectionnements connus, de façon à mettre ses produits à la hauteur des derniers progrès : percussion, prolongement, expression à la main, etc. En 1855, l’établissement Alexandre père et fils, avait pris par conséquent un grand développement : alors que dans l’origine le chiffre d’affaires était de 50.000 francs, il avait atteint, dit-on à ce moment 1.500.000 francs. Une médaille d’honneur fut décernée à cette maison par le jury international. Cinq ans après (16 janv. 1860), Edouard Alexandre fils, était décoré de la Légion d’honneur ; à l’exposition de Londres (1862), il obtint la Prize médal en raison du bon marché et de la bonne construction de ses instruments et, en 1867, il reçut une médaille d’or. J. Alexandre père est mort à Paris le 11 juin 1876. Depuis 1872, une société s’est constituée sous ce titre : « Société des orgues d’Alexandre père et fils » ; pour l’exploitation de la marque de fabrique. Elle fut administrée au début par M. H. Bionne et la fabrication resta sous la direction d’Ed. Alexandre jusqu’à sa mort (8 mars 1888). En 1873 il s’était adjoint son gendre M. Edmond Sèchets qui fut nommé administrateur en 1884, fonction qu’il exerce actuellement. Les traditions de la maison ont été continues quant à la qualité des instruments et à la recherche des perfectionnements propres à faciliter l’exécution. Plusieurs brevets ont été pris dans ce but, notamment pour le système dit à l’oile sonore, permettant à l’exécutant de
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