Scan 284
Les facteurs d'instruments de musique: les luthiers et la facture …, 1893
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1successivement à Paris (1817), Bordeaux (1822), Marseille (1825), avant de revenir définitivement à Paris (1844). Ce dernier avait eu en 1826 un fils, nommé Octave, élève de son oncle Carolus et de Maucotel, qui se fixa en 1854 à Grenoble où il est encore. À la mort de Ch. Henry (1859), son fils L. Eugène (né en 1843) lui succéda, mais trop jeune encore pour avoir acquis l’expérience et la pratique nécessaires, il fut contraint de recourir à des mains étrangères et beaucoup d’instruments portent sa signature, qu’il n’a pas entièrement faits. Il reçut en 1878 une mention honorable et en 1889 une médaille de bronze. À l’essai, un de ses violons fut trouvé bon, ainsi qu’un violoncelle; quant au baryton, on lui reconnut un son particulier ne s’opposant pas à son introduction à l’orchestre où il aurait son utilité, si l’on adoptait une composition rationnelle pour le quatuor. L. E. Henry est mort le 7 septembre 1892. Sa maison a été reprise par M. Charles Brugère, né en 1865, qui en dehors de l’atelier de Gand où il fut quelque temps, avait travaillé pour lui. L’étiquette adoptée par ce jeune luthier est originale : la vignette représente une lyre très élargie, surmontée d’une étoile; au-dessous, à l’intérieur de la lyre, est le nom de l’auteur et l’année, et un peu plus loin, à gauche, sont croisés, un violon et un archet; à droite un petit cercle traversant une branche où se voient les initiales C. B. Ces initiales, en forme de paraphe, se retrouvent à l’intérieur de l’instrument, sur la table d’harmonie, tracés par la main de l’auteur.
3Revenons encore au commencement du siècle pour
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