Bow & Bridge Violin and bow makers, as the old books printed them

Scan 311

Les facteurs d'instruments de musique: les luthiers et la facture …, 1893

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1ses fameux violons à 5, 10 et 20 fr. C'est par la création de diverses machines et par la division du travail que M. Thibouville-Lamy est parvenu à ces résultats surprenants sous le rapport des prix et de la production qui s'élève, paraît-il, à environ 30.000 instruments par an. Ainsi que l'a fait remarquer Fétis dans son rapport de 1867, « ces séries d'instruments ne sont dignes d'éloges que comme des objets de commerce et d'exportation ; ils n'ont pas de rapport avec les produits de la lutherie de précision, et il ne s'agit pas dans leur examen de rechercher l'ampleur, la distinction et l'égalité de la sonorité, mais ils ont la supériorité relative dans la lutherie commune. » M. Thibouville-Lamy, en différentes usines, réunit toutes les branches de la facture. A La Couture se font les instruments en bois et à Grenelle ceux en cuivre ; en 1864, il acheta la fabrique de cordes harmoniques fondée par H. Savaresse¹ à Grenelle, et dès lors commença une sérieuse concurrence à l'Italie. En 1878, 800,000 boyaux de mouton étaient transformés en cordes harmoniques par les soins de 120 ouvriers. M. Thibouville-Lamy est l'inventeur d'un appareil spécial à l'aide duquel on peut constater sur les cordes, des différences de diamètres d'un centième de millimètre. Aussi nombreuses sont les récompenses obtenues par ce grand industriel². A Paris, en one of two readings
2ses fameux violons à 5, 10 et 20 fr. C'est par la création de diverses machines et par la division du travail que M. THIBOUVILLE-LAMY est parvenu à ces résultats surprenants sous le rapport des prix et de la production qui s'élève, paraît-il, à environ 30.000 instruments par an. Ainsi que l'a fait remarquer FÉTIS dans son rapport de 1867, « ces séries d'instruments ne sont dignes d'éloges que comme des objets de commerce et d'exportation ; ils n'ont pas de rapport avec les produits de la lutherie de précision, et il ne s'agit pas dans leur examen de rechercher l'ampleur, la distinction et l'égalité de la sonorité, mais ils ont la supériorité relative dans la lutherie commune. » M. THIBOUVILLE-LAMY, en différentes usines, réunit toutes les branches de la facture. A La Couture se font les instruments en bois et à Grenelle ceux en cuivre ; en 1864, il acheta la fabrique de cordes harmoniques fondée par H. Savaresse¹ à Grenelle, et dès lors commença une sérieuse concurrence à l'Italie. En 1878, 800,000 boyaux de mouton étaient transformés en cordes harmoniques par les soins de 120 ouvriers. M. THIBOUVILLE-LAMY est l'inventeur d'un appareil spécial à l'aide duquel on peut constater sur les cordes, des différences de diamètres d'un centième de millimètre. Aussi nombreuses sont les récompenses obtenues par ce grand industriel². A Paris, en one of two readings
4¹ Depuis 1766, la famille Savaresse s'occupait de la fabrication des cordes harmoniques.
5² Ne citons que les dernières et plus importantes : médaille du progrès et décoration de François-Joseph (Vienne 1873), grande

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