Scan 313
Les facteurs d'instruments de musique: les luthiers et la facture …, 1893
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1féérieure de la baguette, vers 1740. Ils sont les auteurs de la courbure de la baguette, de la forme plus élégante de la tête des archets, perfectionnements préliminaires, qui devaient être complétés par François Tourte (né en 1747). C'est lui qui fixa définitivement les règles essentielles à observer : longueur, poids, coupe, courbure, etc., avec une telle précision qu'elles ont été universellement adoptées. Il choisit le bois de Pernambouc, inventa la virole en métal adaptée à la hausse pour maintenir les crins, couvrit d'une plaque de nacre la partie de la mèche reposant sur la hausse, et constitua ainsi ce que l'on nomme l'archet à recouvrement. Pour la construction des archets, F. Tourte n'a pas eu son égal au monde ; Spohr l'a constaté dans sa méthode de violon, et les prix qu'ils atteignent aujourd'hui le prouvent surabondamment. F. Tourte faisait payer ses archets ordinaires 36 f. et ceux à garnitures 72 livres ; on les paye maintenant de 200 à 500 fr. En 1887, à l'hôtel Drouot (vente Bonjour), un archet de violoncelle — les plus rares — atteignit le prix fabuleux de 1100 fr., c'est M. Hill, de Londres, qui s'en rendit acquéreur. F. Tourte mourut au mois d'avril 1835 après s'être acquis une grande renommée « sans la désirer, a dit fort justement Fetis, et sans avoir conscience des droits qu'il y avait ». Depuis, la France a produit un assez grand nombre de fabricants d'archets qui, sans l'égaler, ont néanmoins marché sur ses traces : François Lupot qui ajouta à la hausse la doublure en métal appelée coulisse, auquel succéda Dominique Peccate (né à Mirecourt le 15 juil. 1810), dont les baguettes peuvent one of two readings
2féérieure de la baguette, vers 1740. Ils sont les auteurs de la courbure de la baguette, de la forme plus élégante de la tête des archets, perfectionnements préliminaires, qui devaient être complétés par François Tourte (né en 1747). C'est lui qui fixa définitivement les règles essentielles à observer : longueur, poids, coupe, courbure, etc., avec une telle précision qu'elles ont été universellement adoptées. Il choisit le bois de Pernambouc, inventa la virole en métal adaptée à la hausse pour maintenir les crins, couvrit d'une plaque de nacre la partie de la mèche reposant sur la hausse, et constitua ainsi ce que l'on nomme l'archet à recouvrement. Pour la construction des archets, F. Tourte n'a pas eu son égal au monde ; Spohr l'a constaté dans sa méthode de violon, et les prix qu'ils atteignent aujourd'hui le prouvent surabondamment. F. Tourte faisait payer ses archets ordinaires 36 f. et ceux à garnitures 72 livres ; on les paye maintenant de 200 à 500 fr. En 1887, à l'hôtel Drouot (vente Bonjour), un archet de violoncelle — les plus rares — atteignit le prix fabuleux de 1100 fr., c'est M. Hill, de Londres, qui s'en rendit acquéreur. F. Tourte mourut au mois d'avril 1835 après s'être acquis une grande renommée « sans la désirer, a dit fort justement Fétis, et sans avoir conscience des droits qu'il y avait ». Depuis, la France a produit un assez grand nombre de fabricants d'archets qui, sans l'égaler, ont néanmoins marché sur ses traces : François Lupot qui ajouta à la hausse la doublure en métal appelée coulisse, auquel succéda Dominique Peccate (né à Mirecourt le 15 juil. 1810), dont les baguettes peuvent one of two readings
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