Scan 367
Les facteurs d'instruments de musique: les luthiers et la facture …, 1893
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1seigne actuellement cet instrument à l'École de musique de Lyon, succursale du Conservatoire de Paris. Comme facteur, cet artiste a remporté deux médailles d'argent (1878-89); il a imaginé un système d'instruments à 5 pistons sur lequel nous nous sommes étendu dans la Facture (p. 138); il est encore l'auteur d'un entre-deux articulé, servant à monter et à démonter instantanément les instruments à pistons, faits avec un tube sans soudure.
3Trois ans après la création de la maison Sautermeister à Lyon, Couturier en fondait une seconde (1812), ayant pour but la facture ordinaire. En 1852 elle passa aux mains de son fils Jacques Couturier, qui fit breveter la même année un perfectionnement à l'ophicléide, consistant dans la suppression des 4 dernières clés et leur remplacement par un piston à rotation. Un ophicléide basse de ce genre est au Conservatoire (n° 654). A l'exposition de Londres en 1890, on vit un cor marqué « Dubois et Couturier, Lyon », probablement du père de ce dernier¹. Après avoir reçu une méd. de 2e cl. en 1855. J. Couturier fils, obtint en 1867, une méd. de bronze. Vers 1875, son fonds devint la propriété de la maison Pellisson, frères. A Lyon, il y eut encore Tabard (1820-48) qui ne fut pas sans mérite, à en juger par les instruments que l'on connaît. Le plus original, à coup sûr, est l'espèce de serpent à 3 clés, à pavillon en forme de tête de dragon, dont il y a des spécimens à Bruxelles et à Leipzig dans la collection P. de
5¹ Des almanachs de 1836-38 indiquent cette raison sociale.
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